En juin dernier, un homme a été signalé en train de se balader du côté de la salle de sport de l’Institut provincial des arts et métiers et les policiers ont décidé de la contrôler. Pas parce qu’ils se méfient des sportifs, mais parce que cette infrastructure est située pratiquement contre la prison de Nivelles et que son comportement était suspect.

Bien vu : le gaillard, venu de Bruxelles, avait sur lui, soigneusement emballées dans du cellophane, deux… pommes de terre. Elles étaient évidées et farcies de cannabis, et il ne faire guère de doute que l’intention était de les lancer dans la cour de la prison, où la drogue pourrait être récupérée par des détenus.

Yassine S. a d’ailleurs avoué sans faire de difficulté, précisant qu’il avait une dette vis-à-vis d’un prisonnier qui se trouvait incarcéré à Nivelles lorsqu’il s’y trouvait également, et qu’il comptait l’éponger avec ses patates farcies de manière un peu particulière.

Déjà condamné à 25 mois d’emprisonnement, il était en liberté conditionnelle lorsqu’il a été interpellé et risquait gros devant le tribunal correctionnel du Brabant wallon, où l’affaire des pommes de terre lui valait de comparaître.

La justice s’est pourtant montrée relativement clémente : outre la confiscation (logique) des stupéfiants saisis, il écope d’une amende de 8.000 euros assortie d’un sursis, et d’une peine de travail dont le tribunal a fixé le taux à 120 heures.

Venu assister au prononcé du jugement, le prévenu a pourtant protesté, affirmant qu’une telle peine de travail, c’était beaucoup trop pour les faits commis. Il a clamé son intention d’aller en appel. Pas sûr que soit l’idée de l’année…