Brabant wallon L’ensemble des espaces publics ont été entretenus sans recours aux produits phyto.

Alors que le rapport annuel des activités de la Ville de Genappe est en cours d’élaboration, les services ne sont pas peu fiers du contenu du chapitre concernant l’utilisation des pesticides dans l’espace public. C’est qu’avec un an d’avance sur le délai fixé par le législateur wallon, la commune la plus étendue du Brabant wallon a entretenu l’ensemble de ses espaces publics sans avoir recours aux produits phytosanitaires.

Ce qui a peut-être l’air d’un détail pour les profanes, mais il s’agit d’une véritable révolution dans la manière de travailler pour les services chargés de ces entretiens tout au long de l’année. Et cela concerne aussi bien les espaces verts en ville que les parterres qui embellissent différents sites, et aussi l’ensemble des aires de jeux, les abords des différentes écoles communales, les terrains de football, les places de villages, ou encore les cimetières.

La Région wallonne a imposé aux communes de ne plus utiliser de pesticides dans les espaces publics à partir du 1er juin 2019. Mais en 2018, Genappe n’y a pas du tout eu recours. "Sachant que ces produits se retrouvent notamment dans nos cours d’eau et ont un impact direct sur la faune, sur la flore mais aussi sur notre santé, il est essentiel d’agir, que ce soit au niveau des pouvoirs publics comme au niveau des particuliers, soulignent les responsables. En tant que commune nature, Genappe n’a pas attendu la date fixée par la Région pour s’employer à atteindre l’objectif fixé. Cela fait plusieurs années que la Ville ainsi que les services environnement et espaces verts travaillent de concert à la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires."

Un travail qui passe notamment par l’acquisition de matériel de désherbage, le réaménagement de plusieurs parterres en privilégiant les plantes vivaces, l’enherbement des cimetières et aussi… le désherbage manuel. Et Genappe annonce que le zéro phyto ne marque pas la fin des efforts : la dynamique va se poursuivre avec notamment l’instauration d’une gestion différenciée et raisonnée des espaces verts, et une sensibilisation des particuliers.