Le parcours d'intégration deviendra obligatoire au 1e avril prochain, a annoncé le ministre bruxellois en charge du dossier Alain Maron (Ecolo) ce midi à Bruzz. Soit avec un an et quatre mois de retard sur le planning initial. Concrètement, tout primo-arrivant remplissant les conditions devra suivre un cursus spécifique destiné à favoriser son intégration dans la société bruxelloise. Ce parcours consiste en un accompagnement individuel, dans la langue du primo-arrivant, 60 heures de formation à la citoyenneté, la prise de cours de français si nécessaire. Le candidat devra également se dénicher une orientation socioprofessionnelle.

Sont concernées toutes les personnes majeures (18 à 65 ans) disposant d'un titre de séjour de plus trois mois, inscrites au registre des étrangers d’une commune bruxelloise et séjournant en Belgique depuis moins de trois ans. "Ma volonté est de déployer une logique la plus inclusive possible en matière d’accueil de primo-arrivants, tant pour les personnes visées par l’obligation que pour les personnes qui souhaiteraient suivre le parcours d’accueil de manière volontaire", nous indique Alain Maron.

"Cette volonté s’accompagne de moyens complémentaires substantiels dégagés dès 2022. Un montant de 1.185.000 € a été dégagé pour améliorer cette politique d’accueil." Cet argent servira à augmenter la capacité d’accueil des Bureaux d'accueils des primo-arrivants (Bapa) et l’offre linguistique.

Très concrètement, plusieurs étapes doivent être franchies pour accoucher le 1er avril prochain. Ainsi, le gouvernement bruxellois doit encore adopter l'arrêté précisant les personnes visées par l’obligation et les motifs et modalités d’exemption ou de suspension en 2e lecture. Il s'agit encore de modifier l'accord de coopération du 20 décembre 2018 entre la Communauté flamande, la Commission communautaire française et la Commission communautaire commune relatif au parcours d’accueil obligatoire des primo-arrivants à Bruxelles-Capitale. "Ce dernier a été approuvé en 1ère lecture par le Collège réuni de la cocom le 16 décembre dernier." 

Plus concrètement, il faut encore finaliser l’outil informatique et former les personnes qui vont l'utiliser.