La cour d'appel de Bruxelles a prononcé, mercredi, une peine de 12 ans de prison à l'encontre d'Aysel T., reconnue coupable d'incendie volontaire et du meurtre de son mari. La cour a réformé en grande partie le jugement prononcé en première instance, qui établissait l'incendie volontaire et non pas un meurtre mais un assassinat, et qui condamnait la coupable à 20 ans de prison. 

Le 25 mai 2016, Aysel T. a tué son mari, Erdal K., en boutant le feu à leur immeuble, rue du Pont de l'Avenue à Bruxelles. La cour a considéré que le jugement rendu en première instance était "assurément trop sévère" et a rendu un arrêt qui "tient mieux compte des éléments de personnalité et du parcours de vie" d'Aysel T.

Par ailleurs, la cour a estimé que la préméditation n'était pas établie au-delà de tout doute raisonnable et a donc acquitté la prévenue de cette circonstance aggravante de l'homicide.

Le 25 mai 2016, vers 07h30, Aysel T., âgée de 49 ans, a incendié l'immeuble dont elle était propriétaire avec son mari, situé rue du Pont de l'Avenue à Bruxelles.

Son époux, Erdal K., qui se trouvait à l'intérieur, dans une chambre à coucher, a été pris au piège des flammes. Il a ensuite sauté d'une fenêtre du 2e étage. Victime de multiples fractures, notamment au crâne et à la colonne vertébrale, et partiellement brûlé, il est décédé à l'hôpital.

Aysel T. a rapidement avoué être celle qui a bouté le feu mais contestait avoir voulu tuer son mari. Elle a expliqué avoir agi sous le coup de l'émotion, après une nuit de disputes avec ce mari violent.