"Le Covid n'explique pas tout", c'est en tout cas ce qu'on peut lire dans le titre du communiqué de presse publié ce mercredi par les écologistes à Saint-Josse. "Sous chaque législature, le bas de laine diminue. C'est une tendance que l'on observe depuis 2012", explique Zoé Genot (Écolo). Contacté, le bourgmestre Émir Kir a réagi aux propos des écologistes : "les autorités locales arrivent en bout de chaîne pour les budgets, mais sont en première ligne pour l'action. On sait que quand des décisions sont prises au niveau fédéral et aux régions, ce sont les communes en première ligne qui doivent assumer.(...) Il y a eu des promesses de financement lancées par la Région, elles n'ont pas été réalisées, nous n'avons aucune aide en 2020 concernant les dépenses du Covid."

La conseillère communale pointe cependant du doigt la mauvaise gestion des chantiers entamés par la commune. "Pour la maison des Cultures et la rénovation de l'école Guy Cudell, par exemple, on a l'impression qu'il y a un manque de transparence et de maîtrise dans les coûts. (...) On voudrait une assistance à la maîtrise d'ouvrage, ce qui permettrait de respecter les délais et les budgets." En effet, le communiqué des verts indique un budget quadruplé par la Maison des Cultures et doublé pour le lycée Guy Cudell.

"Le projet de la maison des cultures a été approuvé à l'unanimité par le conseil communal devant lequel il est passé de nombreuses fois. Comme tous les chantiers, il a un coût. Au niveau des matériaux de construction, les coûts ont augmenté de 15 à 20%. Il y a aussi un surcoût depuis quelques semaines et quelques mois au niveau de l'énergie. C'est une réalité pour toutes les communes, pour qui c'est une année noire", argue le maïeur.

Une mauvaise gestion du personnel communal ? 

"Saint-Josse a une administration particulièrement importante, mais son organigramme n'est pas clair", dénonce encore Zoé Genot. Pas trop nombreux, mais mal organisé, selon elle. "On ne sait pas dire combien de personnes il y a dans chaque cellule de l'administration, par exemple." Un propos que le bourgmestre contraste fermement, et montre les efforts réalisés durant la gestion de la crise sanitaire. "C'est de la mauvaise foi. On a été parmi les meilleurs élèves de la classe bruxelloise, voire du royaume en termes de gestion de crise. Nous avons créé un service d'aide alimentaire, réquisitionné un hôtel, construit des cloisons en plexiglas, et bien d'autres projets. Pour tous ceux-ci, nous avons pu compter sur une administration souple, réactive et professionnelle." 

Émir Kir semble donc serein vis-à-vis de la gestion financière de sa commune, contrairement à Zoé Genot, qui espère que Saint-Josse fasse beaucoup mieux à l'avenir, avec un budget par habitant deux fois supérieur à sa voisine : Schaerbeek.