Bruxelles L’ASBL Arémis, qui est la seule structure belge organisant des hospitalisations à domicile, espère être reconnue par le fédéral.

Le système des hospitalisations à domicile continue à rester relativement confidentiel en Belgique, alors même qu’il connaît un certain succès dans d’autres pays européens. L’ASBL bruxelloise Arémis est ainsi, depuis 1988, soit près de 30 ans, la seule structure à organiser en Belgique des soins aussi lourds au domicile des patients.

Le système offre pourtant de nombreux avantages, bénéficiant aussi bien au patient comme à l’hôpital. Le malade peut en effet être soigné dans un milieu affectif qu’il connaît, tandis que l’établissement hospitalier réalise, lui, des économies non négligeables. "Il y a un rapport de un à cinq pour la société entre le coût d’une hospitalisation dans un hôpital et à domicile", explique Anne Champagne, la directrice d’Arémis.

Malgré son expertise, ses 200 patients soignés annuellement et les différents avantages de son offre, Arémis reste lourdement déficitaire. Sans ses généreux mécènes, l’ASBL aurait déjà mis la clé sous la porte. La faute à l’absence en Belgique d’un cadre juridique entourant l’hospitalisation à domicile.

Une décision qui relève de la compétence fédérale, et sans laquelle, l’Inami ne rembourse pas aujourd’hui le moindre centime. Les seules subventions proviennent de la Cocof, dans le cadre de l’aide aux soins palliatifs, comptant pour 50 % du budget de l’ASBL.

Même si c’est actuellement aux autorités fédérales d’agir, Didier Gosuin (FDF) et Cécile Jodogne (FDF), respectivement ministre et secrétaire d’État bruxellois en charge de la Santé, veulent soutenir le développement du concept dans la capitale. En visite ce mercredi matin dans les locaux d’Arémis, ils ont rappelé que "la demande pour une telle approche est forte".

"Je crois que l’hospitalisation à domicile répond à un besoin des malades, mais aussi de leurs proches", a indiqué Didier Gosuin.