Le renouvellement des 2.000 abribus de la Stib en rade

Il n’y a plus de publicité payante sur les abribus de la Ville de Bruxelles depuis trois semaines… Et cela risque de durer !

M. L. et Pa. D.
JC decaux panneau pub bruxelles
JC decaux panneau pub bruxelles ©© BAUWERAERTS Didier

Il n’y a plus de publicité payante sur les abribus de la Ville de Bruxelles depuis trois semaines… Et cela risque de durer !

Celles et ceux qui arpentent les rues de la Ville de Bruxelles ont certainement aperçu que les affiches publicitaires installées sur les abribus de la Stib n’étaient plus remplacées depuis plusieurs semaines. On n’y voit même plus trace de publicités payantes, juste quelques annonces pour le Dimanche sans voiture, d’autres promos pour l’Atomium… Bref, que de la promotion publique, gratuite.

La raison ? Le contrat d’affichage publicitaire liant la Ville de Bruxelles et JCDecaux est arrivé à son terme au 30 août dernier. Depuis lors… ? Rien. Bruxelles-Ville attend que la Stib valide le nouveau contrat-cadre régissant l’installation des nouveaux abribus. Inscrit dans le contrat de gestion de la Stib, il prévoit de remplacer environ 2.000 abribus sur le territoire de la Région bruxelloise (sauf les Horta) par ceux dessinés par Xavier Lust. Un investissement d’une vingtaine de millions d’euros répartis entre les deux concurrents de ce marché lucratif : le français JCDecaux et l’américain Clear Channel.

Ce contrat prévoit également une rétribution financière aux communes en contrepartie de la publicité affichée sur les abribus. On parle ici de millions d’euros. Rien que pour la Ville de Bruxelles, le manque à gagner se chiffre à environ 200.000 euros par mois - soit entre 2,1 et 2,4 millions d’euros de retombées financières sur une année. À la Ville, on affirme pouvoir patienter. "Un peu, pas six mois !", nous dit-on en interne. En cas de blocage, Bruxelles-Ville signera son propre contrat.

Inscrit à l’ordre du jour du conseil d’administration de la Stib, ce mardi, le dossier sera très probablement de nouveau reporté. Certains échos font part d’un conflit entre l’aile schaerbeekoise du PS (Laurette Onkelinx, dont le porte-parole est vice-président du CA de la Stib) et l’aile bruxelloise de ce même PS. En clair, Schaerbeek exigerait une rétribution financière plus importante, au regard de ce que touchera la Ville. On est loin de la volonté affichée par le gouvernement Vervoort en matière de simplification administrative…

D’autres échos sont plus alarmistes encore. Pourtant lancé en 2011, "le dossier est mal ficelé", nous confie-t-on. Tellement mal monté que la Région envisagerait de repartir - une nouvelle fois - de zéro. Et d’offrir l’ensemble du réseau d’abribus de la Stib à un opérateur unique : JCDecaux ou Clear Channel donc. Cette exclusivité, comme il en existe dans d’autres villes européennes, aurait pour avantage majeur d’augmenter les rentrées publicitaires, au bénéfice de l’entreprise choisie et, surtout, des communes.


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