Le braqueur de Marina condamné à 5 ans de prison

Huit mois plus tard, la pharmacienne tente toujours de reprendre le cours de sa vie…

D. Ha.
Le braqueur de Marina condamné à 5 ans de prison

Huit mois plus tard, la pharmacienne tente toujours de reprendre le cours de sa vie…

"Pharmacienne, ça nécessite un garde du corps et une chirurgienne spécialisée", avait commenté Marina après avoir failli se faire trancher la main lors du troisième braquage qu’elle subissait en neuf mois de temps dans sa pharmacie du boulevard d’Ypres (La DH du 7 novembre 2015).

Huit mois plus tard, toujours en incapacité de travail, la pharmacienne de 55 ans peut enfin commencer à essayer de tourner la page. Le toxicoman multirécidiviste de 44 ans qui s’en est pris à elle a été condamné lundi à cinq ans de prison ferme.

L’intéressé - Ali H. - avait déjà passé 22 années de sa vie derrière les barreaux au préalable. Il avait notamment été condamné aux assises à 20 ans de travaux forcés pour un vol avec violences ayant entraîné en 1991 la mort - du patron du café molenbeekois Les Routiers - sans intention de la donner.

Libéré, Ali H. n’avait ensuite eu de cesse de multiplier les condamnations pour des faits de vols avec violences et de drogues. Jusqu’en 2009 où il avait encore été condamné à 8 ans de prison pour des braquages de pharmacies déjà. Avant de bénéficier d’une nouvelle libération conditionnelle.

"Pour moi, l’important n’était pas qu’il écope de telle ou telle peine, mais d’être reconnue en ma qualité de victime, témoigne Marina. Je n’ai pas de rancune à son égard. C’est un pauvre monsieur irrécupérable. C’est d’ailleurs un peu triste que notre société n’ait rien d’autre à proposer pour aider et encadrer ce genre de récidivistes qui croupissent en prison. Rien n’est fait pour leur donner confiance en eux et les faire sortir de cette spirale dans laquelle ils retombent en sortant de prison."

Si ses dommages et intérêts n’ont pas encore pu être déterminés, les séquelles de Marina sont des plus lourdes. "Je n’ai pas encore fini de me soigner. Je fais toujours cinq fois par semaine de la revalidation pour espérer récupérer au maximum, mais je ne sais toujours pas plier le poignet et le pouce à plus de 45 degrés et je n’ai pratiquement plus de force dans cette main. Je ne conduis plus et je ne sais pas porter quoi que ce soit de lourd. Je ne sais même plus pousser avec sur un bic pour l’ouvrir ou le fermer", confie Marina.


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