L’European Dog Show est de retour à Bruxelles jusqu'à ce dimanche

L’événement réunit 12.200 chiens et des centaines d’éleveurs venus de toute l’Europe.

Maïli Bernaerts
Bruxelles - Bruxelles Expo: European Dog Show 2016 à Bruxelles Expo
Bruxelles - Bruxelles Expo: European Dog Show 2016 à Bruxelles Expo ©JC Guillaume

L’événement réunit 12.200 chiens et des centaines d’éleveurs venus de toute l’Europe.

Pour la première fois depuis 30 ans, l’European Dog Show est de retour dans notre capitale.

Depuis vendredi jusqu’à ce dimanche, ce concours canin à grande échelle réunit 12.200 chiens, tous mieux toilettés les uns que les autres.

Au programme : de nombreux stands d’information mais aussi d’accessoires et de nourriture.

Les visiteurs peuvent ainsi contempler des collections imposantes de laisses et colliers, des élastiques à poil, des gamelles, des sprays embellisseurs de fourrure ou encore des tableaux à l’effigie de leur chouchou pour des prix allant de 20 à plus de 1.000 euros.

Au total, plus de trente pays seront représentés au Brussels expo et pas moins de 30.000 visiteurs sont attendus sur l’ensemble du week-end.

Le retour de ce concours en Belgique est un symbole fort d’après les organisateurs. En effet, notre pays a un statut tout particulier dans le domaine de l’élevage canin puisqu’il est un des tout premiers à avoir organisé des concours canins dans le monde, devant l’Angleterre.

Durant les trois jours du concours, près de 300 races sont présentées aux juges et aux visiteurs pour tenter d’obtenir le prix du meilleur toutou.

Le jury décerne plusieurs récompenses : le meilleur couple, le meilleur chien en classe travail, le plus beau Minor Puppy (chiot jusqu’à 6 mois), le plus beau Puppy (chiot de 6 à 9 mois), le plus beau Junior (de 9 à 18 mois), le plus beau vétéran et enfin le plus beau chien de race belge.

Ce dimanche 28 août au soir, les dix meilleurs chiens de chaque catégorie entreront à nouveau au Ring d’Honneur pour décrocher le titre de Best In Show (meilleur chien de l’exposition)

Le grand vainqueur ne sera pas récompensé par de l’argent : ici, c’est le symbole qui compte avant tout. "De manière exceptionnelle, le gagnant peut recevoir un cadeau d’un sponsor mais ce ne sera pas le cas cette année. La compétition a surtout lieu pour le sport et pour le titre que les éleveurs pourront utiliser pour mettre en valeur les chiens de leurs élevages auprès des acheteurs ou lors de foires" explique Arnaud Christ, le porte-parole de l’événement.


Armand cherche le chien parfait

En visite au Heysel avec sa femme, l’octogénaire est à la recherche du chien qui pourra succéder à Zola, son regretté border collie. "Nous avons fait notre deuil mais c’est un besoin. J’ai besoin d’avoir un chien ! On a eu tellement de satisfaction avec Zola. Il n’a jamais montré les dents, c’était un amour", confie-t-il, ému.

Le couple prend le temps de scruter les différents stands et de poser de nombreuses questions aux exposants. Ils veulent s’assurer de faire le bon choix. "On essaye d’avoir quelque chose de sérieux. Il y a tellement de trafic et de vendeurs malhonnêtes. Ici, on est sûrs de trouver quelque chose de bien".

Et en effet, le moins qu’on puisse dire c’est que les différents exposants savent de quoi ils parlent. Ils sont capables de décrire en détail la moindre caractéristique de leurs chiens, qu’elles soient physiques ou liées au caractère de l’animal.


"Les bergers belges, on les elève plus qu’on ne les dresse "

Pour son grand retour en Belgique, les organisateurs de l’European Dog Show ont voulu mettre notre pays à l’honneur. Et ce n’est pas qu’une question de politesse. En effet, la Belgique occupe une place particulière dans l’histoire de l’élevage et des concours canins.

C’est dans notre pays qu’ont eu lieu les tout premiers concours de beauté pour chiens mais ce n’est pas tout.

"La Belgique est un des pays à la source de l’élevage", explique Arnaud Christ, le porte-parole de l’évènement. En outre, "c’est un des pays fondateurs de la Fédération Cynologique Internationale".

Cette association qui est désormais composée de 91 pays a pour mission d’établir les critères déterminants des différentes races comme l’angle idéal formé par les oreilles ou la texture des poils. La FCI organise également de nombreux concours de beauté et de dressage à travers le monde.

En outre, quinze races de chiens ont vu le jour en Belgique et elles connaissent pour la plupart un grand succès à l’étranger.

Parmi elles, quatre variétés de berger belge, qui sont en passe de voler la vedette à leur homologue allemand, grâce à ses nombreuses qualités vantées par les éleveurs."Le berge belge, on l’élève plus qu’on ne le dresse", déclare fièrement Monique Gieres, présidente de l’association des bergers belges.

Elle est tombée amoureuse de ce chien, il y a une trentaine d’années. "Le berger belge est polyvalent. Il aime travailler pour faire plaisir à son maître. C’est un chien très fidèle".

Mais attention, c’est un chien très sensible. "Il n’est pas à mettre entre toutes les mains. C’est une véritable éponge : si son maître est dépressif, il le devient aussi" .

Toujours au rayon des races belges, seront représentés : le bouvier ardennais, le bouviers des Flandres, le schipperke, le saint-hubert, le petit brabançon, le griffon belge, le griffon bruxellois, le bichon frisé, l’épagneul papillon et l’épagneul phalène.

Un nouveau venu sera présent cette année avec la 15e race de chien originaire de Belgique, le mastiff belge, également appelé le mâtin belge. Bref, que du beau monde, pour le plus grand plaisir des dresseurs et des spectateurs.


"Je sais que Scala ne me décevra pas"

Un dernier coup de brosse, un petit jet de laque spéciale brillance sur le dos et un ultime petit pas de course en guise d’échauffement et c’est parti. Scala et son maître Raphaël sont prêts à défiler devant le regard inquisiteur du juge et des autres participants. "Elle adore se présenter à des concours, elle est déjà championne de France. Je ne suis pas stressé, je sais qu’elle ne me décevra pas.", confie Raphaël venu de Bretagne spécialement pour l’occasion et qui paraît plus nerveux qu’il ne voudrait le laisser paraître.

Il faut dire qu’aucun détail ne peut être laissé au hasard lors d’une telle épreuve : chaque trait caractéristique du chien, une variété rare de border collie, est finement observé. "Le juge observe surtout le port de tête du chien, sa démarche globale et son caractère. Il faut aussi que ses oreilles soient légèrement pliées. Si elles sont trop droites ça ne va pas", explique une éleveuse qui assiste également au concours.

Au moment du défilé, Scala et son maître font de leur mieux mais ce ne sera pas assez pour convaincre le juge, qui lui décernera la troisième et dernière place du podium. Cependant, la déception n’est pas trop grande puisque la fille de Scala qui concourait dans la catégorie jeunes chiens l’a emporté face à ses adversaires.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be