Bruxelles: Un salon pour inciter les femmes à postuler aux "emplois masculins"

Le salon Women @ Work veut faire découvrir des métiers trop connotés masculins.

Léopold Darcheville
En juin, cela fera quatre ans que Sarah Gabriel est chauffeur de bus à la Stib, une profession encore majoritairement masculine.
En juin, cela fera quatre ans que Sarah Gabriel est chauffeur de bus à la Stib, une profession encore majoritairement masculine. ©Stephanie Lecocq

Le salon Women @ Work veut faire découvrir des métiers trop connotés masculins.

Avec près de 8% de femmes parmi ses collaborateurs, l’entreprise Veolia, qui offre des solutions pour une optimisation et une gestion écologique et économique de l’eau et de l’énergie, peut faire mieux. Et elle le sait car elle a décidé d’organiser le salon Women @ Work .

"Nous nous sommes rendu compte que peu de femmes suivaient la filière technique et que beaucoup avaient peur de se diriger vers les métiers qui en découlent, explique Frédérique Meeus, responsable communication de Veolia. Nous avons donc décidé de réagir en créant ce salon pour faire changer les mentalités concernant les métiers techniques."

Les stéréotypes autour de ceux-ci sont encore très nombreux. "Une de mes collègues m’expliquait que, lors d’une conversation au téléphone, son interlocuteur pensait qu’elle était esthéticienne et non pas électricienne. Il est encore difficile d’imaginer une femme électricienne…"

Le salon, qui en est à sa deuxième édition, aura lieu aux abattoirs d’Anderlecht ce mercredi 10 mai entre 9 heures et 15 heures. Outre Veolia, la police de Bruxelles Capitale-Ixelles et la Stib seront de la partie.

Mais pourquoi ces métiers attirent-ils moins les femmes ? "Elles ont peur de perdre leur féminité en portant par exemple des gants, un casque ou des charges lourdes", précise Frédérique Meeus. "L’aspect physique comme porter un gilet pare-balles ou un ceinturon, la dangerosité du métier et les horaires 24 h/24 effraient les femmes. Mais aussi les hommes !" enchérit Christine Van Riet, commissaire divisionnaire de la zone Bruxelles Capitale-Ixelles. Dans cette zone, environ 30 % des agents de police sont des femmes. Et elles sont de plus en plus nombreuses à postuler.

Plusieurs stands seront répartis sur le site avec des témoignages, des activités didactiques et des rencontres avec les ambassadrices. "Nous voulons montrer que tous les métiers sont accessibles aux femmes. Il n’y en a pas qui sont réservés seulement aux hommes !", affirme Cindy Arents, porte-parole de la Stib.

La société des transports publics bruxellois ne comptait même pas 10 % de femmes dans ses effectifs à la fin de l’année passée. Mais, avec plus de 300 métiers proposés, il y a des emplois à pourvoir. "Chaque année, nous recherchons de nouveaux collaborateurs. Pour 2017, 600 postes sont disponibles", explique Cindy Arents. Même son de cloche à la police ou chez Veolia où de nombreux métiers sont en pénurie.

Un salon visant les femmes pense également aux mamans. Les enfants pourront être encadrés et occupés par plusieurs activités dont un parc de circulation de la police.


anderlecht.be/fr/womenwork

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Les visiteuses du salon pourront discuter avec 13 ambassadrices autour de différents métiers.

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