Les PME bruxelloises bénéficieront d'aides plus adaptées

Cela faisait 10 ans que la Région n'avait pas touché aux aides aux entreprises

H. G.
Les PME bruxelloises bénéficieront d'aides plus adaptées
©D. R.

Cela faisait 10 ans que la Région n'avait pas touché aux aides aux entreprises.

Le ministre bruxellois de l'Économie Didier Gosuin (Défi) a présenté lundi les contours de son projet de réforme visant à remettre au goût du jour les aides publiques régionales destinées aux entreprises. En effet, les PME bruxelloises représentent 98% du tissu économique de la capitale mais depuis 10 ans, la Région bruxelloise n'avait plus touché à ces aides alors que de nouveaux secteurs économiques se sont créés et que les entreprises ont exprimé de nouveaux besoins. Au programme: simplification, recentrage des aides sur les besoins des PME, synergies avec les politiques d'emploi et de formation en échange de majorations d'aides, et soutien aux nouveaux modèles économiques.

Une plateforme en ligne sera créée pour que les entrepreneurs puissent effectuer toutes leurs démarches administratives. Les PME auront un accès exclusif à la majorité des aides. Celles accordées aux entreprises naissantes seront payées en une fois.

Les TPE (moins de 10 employés) et Petites entreprises (10 à 50 employés) auront accès à des taux d'intervention renforcés (jusqu'à 20% des aides à l'investissement contre 15% jusqu'ici). Le seuil minimum de l'investissement éligible sera abaissé de 15.000 à 10.000 euros.

Les aides pour les entreprises subissant les dommages de travaux publics mal pensés seront reprises sous une autre forme dans le cadre d'une ordonnance sur la mobilité les chantiers. Celles relatives à l'énergie seront gérées via un nouveau mécanisme géré par Bruxelles Environnement.

A contrario, de nouvelles aides apparaîtront: des bourses de lancement d'activité iront bien au-delà de la couverture actuelle de frais de consultance, s'étendant aux frais d'études de marché, d'aide juridique, de prototype, de formation ou de gardes d'enfants (maximum 15.000 euros); une aide à l'e-commerce (maximum 5.000 euros); une aide au coworking; une aide à la reconversion industrielle pour les grandes entreprises et une aide à la validation des compétences des travailleurs de l'entreprise.

D'autres seront recentrées. L'aide à la consultance sera ainsi mieux balisée pour éviter les effets d'aubaine. Il n'y aura plus que deux types de projets éligibles pour l'aide au recrutement: la croissance économique et l'économie circulaire. L'aide à l'investissement soutiendra l'achat d'équipements et la rénovation, mais plus l'acquisition immobilière.

Le projet d’ordonnance approuvé par le Gouvernement sera débattu en Commission des Affaires économiques du Parlement ce jeudi 8 mars. En tout, ce sont 27,5 millions d'euros qui seront dégagés chaque année pour soutenir l'activité économique à Bruxelles. Une réforme qui est très attendue puisque d’après une étude de l’UCM, 67,6% des entrepreneurs francophones en Belgique n’ont pas sollicité d’aides publiques notamment en raison de leur inadéquation aux besoins de l’activité.

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