La Stib à l'électrique ? 25.000 tonnes de CO2 en moins!

Il s’agit d’une estimation si toute la flotte des bus de la Stib passe à l’électrique

Hélène Ghilain
La Stib à l'électrique ? 25.000 tonnes de CO2 en moins!

Il s’agit d’une estimation si toute la flotte des bus de la Stib passe à l’électrique.

Préparez-vous à les voir sillonner les rues du centre de Bruxelles, les nouveaux midibus de la Stib débarquent ! Leur nouveauté ? Ils sont 100 % électriques.

Ils font partie d’un large plan de renouvellement de la flotte des bus de la Stib afin d’avoir des véhicules plus propres. Comprenez : électriques ou hybrides. Jusqu’au mois de juin, ce petit nouveau sera en phase de test et il roulera uniquement dans le dépôt ou dans les rues de la capitale, mais sans voyageur. Le but de cette phase est de réaliser des essais, notamment en ce qui concerne l’autonomie de la batterie. Le personnel suivra également une formation spécifique à l’utilisation et la conduite de ce type de véhicule.

Ces bus d’une capacité de 42 personnes sont destinés à la future ligne de bus 33 qui reliera le haut et le bas de la ville en desservant quelques points d’intérêt principaux comme Louise, le Sablon ou encore le quartier Dansaert.

L’objectif du passage aux bus électriques ? Diminuer la pollution, bien sûr, assurer un confort de vie aux usagers en proposant des bus qui sont moins bruyants et dont la maintenance est plus facile, d’après la Stib.

Mais si la diminution de l’émission de CO2 est avérée, il est pourtant impossible de la quantifier officiellement. En effet, la Stib ne connaît pas le taux d’émission de CO2 de sa flotte dans les rues de Bruxelles. Quel sera donc le bénéfice pour l’air des Bruxellois de remplacer les 700 bus de la Stib par des bus électriques ? Nous avons entrepris de faire le calcul nous-mêmes, avec le concours de Damien Ernst, professeur à l’université de Liège spécialiste dans les questions énergétiques. Les chiffres ne reflètent bien sûr pas la réalité exacte mais l’exercice permet de se faire une idée de ce que représentent les bus de la Stib dans la pollution bruxelloise annuelle. L’expert qualifie le calcul "d’hypothèse réaliste".

D’après le rapport d’activité de la société de transports en commun, en 2016, plus de 24 millions de km ont été parcourus par ses bus, réseau Noctis compris. En comptant une consommation d’à peu près 40 litres pour 100 km et en sachant qu’un litre de diesel émet approximativement 2,6 kg de CO2, cela représente près de 25.000 tonnes de CO2 en 2016 émis par la flotte. Soit l’équivalent de la consommation totale par an de 3.125 personnes.

Bref, pour notre expert, si une telle émission est "quand même pas mal", cela est à mettre en perspective avec ce qu’émettraient les usagers des bus s’ils empruntaient leur voiture individuellement. Mais pour Céline Delforge (Ecolo), députée au parlement bruxellois, remplacer cette flotte par des bus électriques n’est pas encore suffisant. Si l’idée des bus au gaz naturel a été définitivement enterrée, pour elle la priorité aurait été d’améliorer les lignes de bus déjà existantes dans les quartiers moins bien desservis par les autres transports en commun (voir ci-dessous). Le ministre de la Mobilité, Pascal Smet (SPA), estime qu’avec cette "nouvelle ligne, nous améliorons la qualité de vie et la qualité de l’air à des endroits où de nombreux Bruxellois habitent, travaillent et font du shopping."

Pour l’heure, la Stib prévoit de remplacer peu à peu ses bus par des véhicules électriques ou hybrides afin de tester la solution qui convient le mieux à la capitale.

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