Maltraitance animale : Seuls sept inspecteurs pour gérer les plaintes à Bruxelles

Les associations de protection des animaux se font à nouveau entendre pour réclamer la création d’une police des animaux dans chaque commune bruxelloise

A. F.
Maltraitance animale : Seuls sept inspecteurs pour gérer les plaintes à Bruxelles
©Demoulin

Les associations de protection des animaux se font à nouveau entendre pour réclamer la création d’une police des animaux dans chaque commune bruxelloise.

L’année dernière, le député Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) a déposé un texte au Parlement bruxellois visant à concevoir une banque de données sur les propriétaires maltraitants vis-à-vis de leurs animaux de compagnie, à créer une police spécialement dédiée au bien-être animal ainsi qu’à désigner, auprès de chaque administration communale, un échevin spécialement chargé du bien-être animal.

"Le bien-être animal est en effet devenu, depuis la sixième réforme de l’Etat, une compétence régionale. Il est donc grand temps que la Région bruxelloise prenne la problématique de la maltraitance animale à bras-le-corps. Les inspecteurs qui travaillent actuellement à vérifier les plaintes liées aux maltraitances animales ne sont qu’au nombre de 7 pour l’ensemble de la Région", déclare le parlementaire bruxellois.

Sa proposition de résolution entend lutter contre l’impunité qui, dans la plupart des cas, persiste encore. "Trop souvent, les délits commis à l’encontre d’animaux restent impunis, car il n’y a pas de police animale et parce que les faits restent généralement méconnus des autorités compétentes", poursuit le député libéral.

Pour lutter contre l’abandon croissant d’animaux domestiques, il estime également que la création d’une base de données recensant tous les propriétaires reconnus coupables de violences animales permettrait de contrôler les personnes désireuses de s’approprier un animal de compagnie. "Rien n’empêche actuellement un propriétaire qui a été reconnu coupable de faits de maltraitance d’acheter ou de recueillir un nouvel animal de compagnie. L’établissement d’une base de données permettrait aux différents professionnels du secteur de disposer d’informations susceptibles de réduire ce risque", plaide-t-il encore.

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