4L Trophy : Les "Belges du bac à sable" prêts pour la compétition

Rencontre avec un Bruxellois qui participe au raid dans le désert marocain, du 21 février au 3 mars

4L Trophy : Les "Belges du bac à sable" prêts pour la compétition
©GUILLAUME JC

Rencontre avec un Bruxellois qui participe au raid dans le désert marocain, du 21 février au 3 mars.

Après les coccinelles il y a dix jours, ce sont les 4L qui ont pris possession de l'esplanade du Cinquantenaire mardi après-midi. C'est là que se sont donné rendez-vous les participants au 4L Trophy, un raid de dix jours au cœur du Sahara marocain.

Parmi les voitures présentes, une 4L bleue au toit jaune. À l'intérieur, Jérôme et Martin profitent des derniers moments avant le début officiel de la course. Ils sont Bruxellois et font partie des deux mille étudiants qui s'élanceront jeudi de Biarritz pour rejoindre le désert de Marrakech.

C'est Jérôme qui s'est mis en tête d'y participer, il y a quelques années. « J'étais en France et des amis s'intéressaient à la course, c'est comme ça que j'en ai entendu parlé. » Le concept lui plaît tout de suite. « Mon père est carrossier donc je baigne depuis l'enfance dans le monde automobile, ce qui rend la perspective de ce défi sportif encore plus excitante. »

Pour faire partie de l'aventure, il doit toutefois se trouver un copilote. Le choix ne fut pas difficile : « J'ai embarqué mon meilleur ami avec moi, on se connaît depuis l'époque des bacs à sable, il fallait que je le fasse avec lui. » Cette amitié de longue date leur inspire le nom de leur équipe : Les Belges du bac à sable. C'est sous cette appellation que vous pouvez les retrouver sur Facebook, où ils documentent leur aventure. « Ça fait deux ans qu'on se prépare à la course : entre les sponsors, la voiture et l'équipement, il nous a fallu du temps pour tout mettre en place. »

La mise en place n'est pas la seule qui a demandé du temps : convaincre ses proches n'a pas été chose facile. « Au début, mon entourage était un peu sceptique, surtout par rapport au budget. » Et pour cause, ce dernier s'élève à plus de 10 000 €. « L'inscription nous a coûté plus de 3 000 €, la voiture 4 000 € environs. » S'ajoutent à cela des frais liés à l'essence et aux péages mais aussi à la nourriture et à l'équipement.

Aujourd'hui étudiant pour devenir ingénieur électromécanicien, Jérôme a beaucoup voyagé pendant son enfance. « J'ai eu la chance de vivre et d'étudier pendant une dizaine d'années en Afrique, notamment au Mali, au Sénégal et en Mauritanie. » Le projet humanitaire lié à la compétition lui tient donc tout particulièrement à cœur. « J'aimerais rendre une partie de ce qui m'a été donné. »

A quelques heures du début de la course, le pilote se dit plutôt calme, même s'il craint un incident technique. « On n'a vraiment pas envie d'avoir un gros problème avec la voiture, ce serait trop bête d'être pénalisé à cause de ça. » Quant au trophée, il se ferait un plaisir de le soulever même s'il a avant tout à cœur de profiter de l'expérience. « Ça dépendra du classement. Si on est bien placé, évidemment qu'on fera tout pour gagner. » La course commencera jeudi à Biarritz et se terminera le premier mars à Marrakech.

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