Le carton des potagers collectifs à Bruxelles

Mathilde de Kerchove

Cultiver son potager sur un tout petit espace, c’est bien plus facile qu’on le croit.

Pierre fait partie de ces Bruxellois qui ont décidé de braver les limites de la ville pour cultiver ce que bon leur semble, où ça leur plaît. Il y a deux ans, il a pris part au potager collectif de son quartier à Woluwe-Saint-Pierre. Une décision qu’il a prise après avoir participé à la première édition de l’atelier Cultiver en ville lancé par la Région bruxelloise en 2017. Depuis, le Sanpétrusien et ses partenaires mangent des tomates, courges et salades à leur guise, le tout cultivé sur 12 m2 de potager.

"La première année de Cultiver en ville, j’ai participé à l’atelier cultiver sur un mètre carré, à celui sur les plantes aromatiques et des champignons. L’année dernière, j’ai pris part à sept autres classes, raconte Pierre. Je ne suis pas un expert en agriculture mais je commence à comprendre comment ça fonctionne. Au fond, on n’a pas besoin de tellement d’espace pour obtenir ce qu’on veut dans notre assiette."

Et c’est le message que la Région veut faire passer. "Pour cultiver ses légumes, pas besoin d’avoir un jardin, assure Pauline Lorbat, porte-parole de Bruxelles-Environnement. Balcon, rebord de fenêtre mais également chez soi à l’intérieur sont autant de possibilités pour les Bruxellois de se lancer dans l’autoproduction." Par son atelier, l’agence bruxelloise tente ainsi de toucher un maximum de gens, dans un maximum de communes.

Autre possibilité : les potagers collectifs. Depuis 2013, Bruxelles compte une augmentation de 30 % de ceux-ci pour atteindre près de 400 potagers collectifs sur le territoire régional.

Cette année, 18 communes sur 19 participent au projet. Seule Koekelberg ne fait pas partie de la liste. "Les communes ne sont pas obligées de prendre part à cette initiative. Si elles le font, elles prêtent en général des locaux pour accueillir les différentes classes." Les deux premières éditions ont déjà attiré plus de 2 300 participants. Un public qui se renouvelle puisque, d’une année à l’autre, 85 % des participants s’inscrivent pour la première fois. Et comme Pierre, "60 % des participants ont lancé ou rejoint une initiative à l’issue des ateliers", poursuit Pauline Lorbat.

Pour cette nouvelle édition, Bruxelles Environnement prévoit treize thématiques différentes dont trois nouvelles : pois, haricot, tomate, mes légumes oubliés et prendre soin de mon potager de manière naturelle. "C’est important pour nous de continuer à n’utiliser aucun pesticide, explique Pierre. J’espère qu’on va donc apprendre d’autres techniques naturelles pour protéger nos légumes." Mathilde de Kerchove

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