Le compagnon de Dariana, fauchée à Koekelberg: "Penser à son dernier regard est insoutenable"

John De Smet espère que les choses bougeront en termes de sécurité routière.

Le compagnon de Dariana, fauchée à Koekelberg : “Penser à son dernier regard est insoutenable”
©D.R.

John De Smet espère que les choses bougeront en termes de sécurité routière.

Dariana Palcau, âgée de 30 ans, a perdu la vie dimanche dernier à l’avenue de Jette à Koekelberg. Elle a été percutée par un chauffard alors qu’elle rejoignait la station de métro Simonis pour se rendre au travail. Elle venait de quitter le domicile de son compagnon, John De Smet. L’homme, dévasté, a accepté d’en parler avec énormément d’émotions à la DH : “Dès qu’un souvenir me traverse l’esprit, ça fait très mal. C’est indescriptible ce que je ressens. On n’a plus envie de rien, sauf que la personne soit de nouveau avec nous. On sait qu’on ne pourra pas retourner en arrière. On cherche alors des excuses, des solutions. Mais au final, cela ne sert à rien. L’esprit travaille. On pense tout le temps à la scène. On se pose des questions. Je pense toujours à ce matin-là où on était ensemble. Elle s’est retournée avant de fermer la porte. Penser à son dernier regard est insoutenable”.

Le Bruxellois, âgé de 35 ans, n’a appris la nouvelle que grâce une collègue de sa compagne. Il peut compter sur sa famille, mais également sur de nombreux messages pour tenir le coup : “On a appelé un bureau de police différent en même temps. Moi, ils n’ont pas voulu me dire. Apparemment, sa collègue a pu savoir. Elle m’a rappelé et le monde s’est écroulé. On perd conscience de tout. On ne tient plus debout. On fait des crises de larmes et on n’y croit pas. Ça fait mal. Après, je suis bien entouré avec ma famille et heureusement. J’ai aussi reçu beaucoup de messages. Les gens se sont manifestés sur les réseaux notamment. Ça fait du bien de se sentir moins seul, mais ça ne changera pas la donne. Tout le bien que les gens ont en eux ne changera pas l’histoire”.

Le compagnon de Dariana a aussi pris de plein fouet la déclaration de l’auteur de l’accident. Ce dernier s’est dit victime. Un message qui ne passe pas pour John De Smet. “C’est toujours aussi difficile deux jours après. On ne comprend toujours pas. En plus de cela, on lit des articles comme quoi le chauffeur se dit victime. C’est inacceptable, mais après c’est un gamin. Il n’a aucune conscience de ce qui s’est passé sans doute. C’est la société et ses problèmes. Je n’ai pas d’avis. J’essaie de ne pas y penser pour l’instant. Ce qui est sûr, c’est que je me battrai pour que le chauffard paye pour ce qu’il a fait. Pour l’aspect routier, il faut que ça bouge. Mais pour le moment, je me focalise sur mon deuil et sur le ressenti”, raconte le Bruxellois avant d’ajouter que l’organisation d’une marche blanche ce dimanche est à l’étude.

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