Bruxelles n'est pas encore prête pour laisser libre champs aux voitures électriques: "Il faut installer 11 000 bornes d'ici 2035 "

Bruxelles compte combler le retard.

Bruxelles n'est pas encore prête pour laisser libre champs aux voitures électriques: "Il faut installer 11 000 bornes d'ici 2035 "
©Jean-Luc Flemal

À partir de 2030, les voitures propulsées au diesel seront bannies du territoire bruxellois. Cinq ans plus tard, ce sera au tour des voitures essence d’y être personæ non gratæ. Objectif : rendre le parc automobile plus propre et améliorer la qualité de l’air au sein de la capitale européenne.

La décision a été entérinée fin juin par le gouvernement bruxellois, laissant le champ libre aux voitures électriques. Problème : il n’existe actuellement que 160 bornes publiques permettant chacune de recharger deux véhicules simultanément. Trop peu pour répondre à la demande croissante.

"Il n'y en avait que 17 lors de mon arrivée au gouvernement bruxellois, confie Elke Van den Brandt. À l'heure actuelle, il y a des bornes un peu partout, mais pas suffisamment pour l'avenir, surtout à Bruxelles, où beaucoup de gens n'ont pas de garage. Nous avons donc mis en place une task force pour procéder à l'installation de 11 000 bornes d'ici 2035."

Des bornes qui seront installées en priorité aux endroits où il y a une demande. "Les gens ne le savent pas assez, mais ils peuvent demander l'installation d'une borne près de chez eux (NdlR : via www.charge.brussels) s'ils n'ont pas de garage et qu'il n'y en a pas déjà à proximité. Avec un délai de six mois que l'on essaie d'abaisser à deux. En fonction des demandes, on pourra cibler les lieux où la demande est la plus forte et y répondre en priorité."

Ces 11 000 bornes seront-elles toutes en voirie ? Sans doute pas. "Elles seront toutes accessibles au public mais beaucoup seront hors voiries. Car on travaille aussi avec les partenaires privés comme les entreprises ou les hypermarchés."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be