On a testé pour vous le musée de l’illusion

« L’idée en sortant d’ici, ce n’est pas d’avoir tout compris. C’est important pour nous de garder une part de secrets. ». Si le gérant du musée de l’illusion qui a ouvert il y a deux semaine à Bruxelles dit ne pas vouloir dévoiler ses « trucs », il nous a cependant confié quelques astuces pour décrypter les effets d’optique et percer à jour certaines illusions.

Adeline Thollot
On a testé pour vous le musée de l’illusion
©Jean-Luc Flémal

Une expérience 100% interactive

À deux pas de la Grand Place, c’est dans une petite maison bruxelloise classée au patrimoine de l’UNESCO que nous pénétrons. Des ampoules suspendues, de l’eau qui s’écoule à l’envers, des crayons qui disparaissent, tout n’est qu’illusion. Ici, contrairement à la plupart des musées, on peut toucher les objets, se mettre en scène et devenir soi-même acteur de l’expérience. À travers différents mécanismes, les illusions d’optique nous permettent de percevoir les objets différemment en altèrent notre vision de la réalité. Si certaines illusions sont repérables au premier coup d’œil, pour en percevoir d’autres, il faut prendre du recul, se pencher ou encore s’accroupir. Anouar Saoudi, gérant d’Illusion Bruxelles nous explique : « On a vraiment pensé ce musée en termes d’interactivité. Il y a beaucoup de choses à chercher par soi-même. On aime bien laisser les visiteurs chercher par eux-mêmes et qu’ils se creusent les méninges. Mais, la visite est guidée par des écrans qui donnent quelques explications et puis nous sommes jamais loin pour conseiller les visiteurs sur la manière de découvrir l’illusion. ». En jouant sur la perspective ou avec les lois de la gravité, les visiteurs sont tour à tour géants, minuscules ou scotché au plafond.

On a testé pour vous le musée de l’illusion
©Jean-Luc Flémal

Le musée s’adresse à un large public, mais pas trop jeune, comme nous l’explique Anouar Saoudi : « On ne conseille pas la visite pour les enfants en dessous de 7 ans. Avant cet âge-là, les enfants n’ont pas les clés pour profiter pleinement de toutes les illusions. ». Autre prérequis pour bénéficier de l’expérience complète : ne pas oublier son smartphone. En effet, « Certaines illusions sont perceptibles seulement via un téléphone. C’est aussi une manière pour nous de faire interagir le visiteur et qu’il repartage, par la suite, les photos sur les réseaux sociaux. ». Lorsqu’on lui demande si le musée de l’illusion est un musée d’art, il précise : « C’est de l’art au sens large, on est plus dans un musée entre l’art et le divertissement. ». Ouvert depuis maintenant deux semaines, l’expérience a déjà séduite un bon nombre de visiteurs.

Si le concept a déjà fait ses preuves à l’étranger, puisqu’il est déjà présent dans beaucoup de villes européennes (Paris, Madrid, Édimbourg, Sofia, Cracovie, …), c’est une première pour la Belgique. Situé en plein centre-ville, le musée prend place dans un ancien magasin de jouets rénové pour l’occasion. En déambulant de pièces en pièces, c’est plus d’une trentaine d’expériences que l’on peut découvrir. Depuis près de deux semaines, les locaux et les touristes se pressent aux portes du musée, pour en faire l’expérience de leurs propres yeux, à moins que ce ne soit qu’une illusion…

Le musée est ouvert tous les jours jusque 19h et les week-end jusque 21h. Le ticket est gratuit pour les moins de 6 ans, il coûte 6 euros pour les moins de 17 ans et 9 euros pour les adultes.

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