De plus en plus de sans-abris à Bruxelles, dont des familles

Les sans-abris sont chaque jour un petit peu plus nombreux à Bruxelles, et parmi ceux-ci, on compte de plus en plus de familles, rapportent nos confrères de la RTBF. Dans les structures d'accueil comme le centre Ariane à Forest, 12 chambres prévoient d'accueillir 35 personnes, mais parfois, des chambres d'hôtel sont nécessaires.

De plus en plus de sans-abris à Bruxelles, dont des familles
©Tonneau

Le centre Ariane permet un accueil urgent principalement destiné aux familles. Avec le Samu social et d'autres structures d'urgences, le but est d'offrir une solution de logement aux personnes les plus vulnérables, entamer une aide psychosociale, et, bien sûr, de trouver des solutions durables. Les raisons qui mènent ces familles à la rue sont diverses : incapacité de payement de loyer, violences, fin d'un bail locatif, perte de revenus.

Marie s'est confiée à nos confrères de la RTBF. Il y a près de deux mois, cette ancienne travailleuse sociale a fui la violence de son conjoint avec son enfant de quatre ans et a trouvé refuge au centre Ariane. "Je suis partie pour protéger mon enfant. J'étais dans une situation de terreur, je n'ai pas eu d'autre choix. Au départ, c'est un peu difficile, psychologiquement, mais ici j'ai trouvé une écoute, de l'entraide, j'ai eu une bonne expérience avec les personnes qui travaillent ici, ce n'est pas un logement où on va se retrouver seule avec ses problèmes, ici je ne suis pas seule, on peut avoir du soutien, être dirigée vers d'autres structures, par exemple vers des activités récréatives pour les enfants… Et puis je partage avec les autres personnes hébergées, et cela fait aussi du bien de parler avec des personnes qui ont vécu la même chose que moi".

En théorie, on ne peut rester au centre Ariane que pour une durée déterminée. Mais avec la crise du logement que connaît Bruxelles actuellement, le surplus de travail que rencontrent les structures similaires au centre Ariane, le temps d'urgence où l'accueil est prévu est prolongé. Didier Stapaerts, directeur du centre explique: "Il y a un nombre important de demandes pour entrer au centre, mais aussi il y a une difficulté à trouver, réorienter vers des solutions durables. Et donc des sorties. Et donc une situation relativement figée. C'est un problème, on est du coup amené à garder les personnes plus longtemps et on est moins disponible pour de nouvelles urgences". Didier Stapaerts explique à nos confrères que cette hausse est aussi liée à l'accessibilité au logement, désormais trop cher. Le directeur appelle à : "plus de logements sociaux, un contrôle des loyers, et une meilleure adéquation entre les revenus de remplacement et le coût de la vie".

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