Débordements à Bruxelles : Pierre-Yves Jeholet veut une "tolérence zéro et une fermeté beaucoup plus grande"

S'il dit "comprendre la demande de liberté" exprimée par les dizaines de milliers de manifestants qui ont arpenté les rues de Bruxelles hier/dimanche, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet, a fermement condamné, lundi matin, les violences qui ont suivi.

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Débordements à Bruxelles : Pierre-Yves Jeholet veut une "tolérence zéro et une fermeté beaucoup plus grande"
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"Je me sens concerné par cette demande de liberté. Je la comprends. Mais ce qu'il s'est passé hier était inacceptable et scandaleux. On doit vraiment avoir une politique de tolérance zéro et une fermeté beaucoup plus grande à l'égard de ces casseurs. On ne peut plus accepter de telles violences vis-à-vis des métiers d'autorités", a-t-il dit sur LN24 et dans l'émission Matin Première sur la RTBF.


"Quand on étudie le pédigrée des organisateurs de la manifestation, ça pose aussi question", a-t-il ajouté en appelant à l'action le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne.

"Dans une manifestation, 50.000 personnes c'est énorme. Et il y a aussi une masse silencieuse qui ne manifeste pas. Notre population est fatiguée et on doit s'en rendre compte", a-t-il toutefois ajouté.

Une fatigue également soulignée par la co-présidente d'Ecolo, Rajae Maouane. "On sent une fatigue, une lassitude démocratique extrêmement importante et ça nous inquiète", a-t-elle dit sur Bel RTL. "Il faut recréer le débat, ouvrir les discussions (notamment via un G1000 citoyen demandé par Ecolo, ndlr). Ce serait une erreur de faire des amalgames et de mettre tous ces manifestants dans un bloc homogène. Parmi les manifestants qui étaient là, certes il y avait une grande partie d'extrême droite mais tous ne l'étaient pas. Il est plus que temps de jeter des ponts et de ne plus polariser", a-t-elle encore estimé.

Sur la Première, Pierre-Yves Jeholet est également revenu sur le débat concernant la vaccination obligatoire dont s'est saisi le parlement. "Au MR, nous avons toujours dit qu'il fallait un vrai débat, avec des avis juridiques et scientifiques, présentant les avantages mais aussi les faiblesses de ce type de mesure", a expliqué le ministre-président de la FWB.

"En temps de crise, la population est prête à accepter beaucoup de choses. Mais après? A-t-on envie de vivre dans une société où il faut montrer un pass pour aller chez le coiffeur ou au restaurant?", s'est-il interrogé avant, enfin, de revenir sur le baromètre dont a accouché, vendredi, le comité de concertation.

"C'est un outil qui nous aidera mais au final, ce sont les politiques qui doivent décider. J'espère qu'on pourra en sortir parce que ça restreint les libertés, tout comme le Covid Safe Ticket", a conclu Pierre-Yves Jeholet.

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