Le gouvernement bruxellois s’est accordé sur les dossiers prioritaires à mener d’ici 2024

Exercice imposé peu évident pour tout exécutif en exercice, hier. Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a présenté le bilan de son gouvernement à mi-mandat puis annoncé les gros dossiers à venir. Sans surprise, la mandature Vervoort III fut marquée par la pandémie et, plus récemment, la guerre en Ukraine.

Le gouvernement bruxellois s’est accordé sur les dossiers prioritaires à mener d’ici 2024

Exercice imposé peu évident pour tout exécutif en exercice, hier. Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a présenté le bilan de son gouvernement à mi-mandat puis annoncé les gros dossiers à venir. Sans surprise, la mandature Vervoort III fut marquée par la pandémie et, plus récemment, la guerre en Ukraine.

Dont coût : plus d'un milliard d'euros pour le Covid dont 750 millions de soutien aux entreprises ; en cours de calcul pour l'accueil des réfugiés ukrainiens et l'augmentation des prix de l'énergie. Ces deux éléments externes ont "largement ralenti" certains projets, "tout aussi largement remis en question" d'autres - pensons ici à l'effet du télétravail sur l'Horeca et le commerce du centre-ville, par exemple -, note un des membres du gouvernement en aparté.

Le tout est de savoir quels projets ont été remis au vestiaire. Sur ce point, motus. "On avance, on précise, on priorise", argue un autre sans pour autant entrer dans les détails, préférant insister sur le fait que "les membres du gouvernement se sont mis d'accord sur les projets à mener à bien d'ici 2024, c'est une très bonne chose". Ainsi, le ministre des Finances Sven Gatz (Open-VLD) croit toujours dur comme fer à la réforme de la taxation kilométrique (Smartmove) même si, on le sait, le projet est renvoyé à la prochaine législature. Néanmoins, "notre volonté est de ne surtout pas lâcher le dossier. Nous devons avancer donc, non, Smartmove est tout sauf enterré. Nous verrons plus clair avant l'été et la réunion du comité de concertation début juin", commente le libéral flamand. Il croit aussi - "à l'instar de l'ensemble des membres du gouvernement" -, à la controversée extension du métro vers le nord.

"Il n'y a aucun problème de financement à court terme. Même 2025 est couvert", assure le grand argentier bruxellois. "Les problèmes d'investissements apparaîtront en 2026 et 2027. Je vais présenter une méthode de financement à long terme afin de ne pas plomber le prochain gouvernement mais, personne au sein de notre exécutif ne remet en cause le projet." Pour le reste, celui qui détient les cordons de la bourse admet que sa réforme des droits de succession ne sera pas aussi ambitieuse que prévue. "Je voulais une plus grande réforme mais il s'agira d'une version light, il est essentiel de préserver notre objectif d'équilibre budgétaire - hors investissements stratégiques - à l'horizon 2024."

En matière de grands travaux/chantiers, la fin de cette législature sera ponctuée par quelques inaugurations d’ampleur à laquelle les futurs candidats aux élections communales/régionales feront preuve d’un grand enthousiasme. Citons la piscine à ciel ouvert au-dessus des abattoirs d’Anderlecht (printemps 2024), le musée Kanal (début 2024), le musée de la Bière sur la place de la Bourse dont l’inauguration est prévue au second semestre 2023 ou, à peine plus discret, la pérennisation des pistes cyclables Corona chères à Elke Van den Brandt (Groen).

Tout ça pour faire de Bruxelles "une région qui donne envie d'y vivre, d'y travailler, d'y entreprendre, et de la visiter, […] une région où chacun est le bienvenu, sans discrimination ; une région agréable, à la mobilité apaisée, etc.", rêve Rudi Vervoot.

Allez, il y a encore du boulot.

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