Pas d’approbation du plan taxi bruxellois ce mardi : les débats se poursuivront "au finish" la semaine prochaine

Le nouveau texte prévoit un statut commun, avec deux catégories "taxis de station" et "taxis de rue".

Ro.Ma.
Pas d’approbation du plan taxi bruxellois ce mardi : les débats se poursuivront "au finish" la semaine prochaine
©Illustration - Belga

Passé sous silence plusieurs mois après le vote de "l'ordonnance sparadrap", l'épineux dossier du plan taxi refait surface dans l'hémicycle régional. La commission Intérieur du Parlement bruxellois a entamé ce mardi l'examen de la nouvelle réforme de Rudi Vervoort. "On le sait : c'est un secteur complexe, les acteurs sont nombreux et les positions souvent conflictuelles", reconnaît le ministre-président. "Dans les années 90, il n'existait ni smartphone, ni internet mobile et les seuls intermédiaires de réservation de taxi étaient téléphoniques. Fatalement, l'ordonnance du 27 avril 1995 (…) n'a pas été pensée pour ce monde.

Le nouveau texte, de plus de cent pages, prévoit un statut commun, avec deux catégories "taxis de station" (taxis traditionnels) et "taxis de rue" (chauffeurs "LVC"). La fameuse notion "LVC" disparaît donc… Parmi les obligations communes : le "certificat de capacité", l’encadrement des tarifs, la possibilité d’une "tarification dynamique".

Un numerus clausus sera d’application avec une limite du nombre de licences… mais les détails ne sont pas inscrits dans l’ordonnance. Le nombre sera fixé par le gouvernement "avant l’été", nous assure le cabinet de Rudi Vervoort. Les nouvelles autorisations d'exploitants, de sept ans, seront délivrées uniquement aux personnes physiques, et seront incessibles.

Les "taxis de rues" (Uber, Heetch…) ne pourront toujours pas bénéficier des "privilèges"du Code de la route (emplacements particuliers, bandes de circulation…). Une catégorie de "taxi cérémoniel" est également créée.

Les opérateurs LVC wallons et flamands voient leur activité à Bruxelles limitée. Ils peuvent toujours prester à Bruxelles, à condition que le véhicule "se trouve en dehors du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale lorsque l'exploitant accepte de prester la course"et que "le point d'arrivée de la course est situé en dehors du territoire de la Région".

Un plan discriminatoire selon le MR, Les Engagés et la NVA

Du côté de l'opposition, vives critiques, quant au fond, mais également de la forme et du timing. "Ce plan est bien trop tardif", déplore le député David Weytsman (MR). "L'ordonnance consiste à donner tous les droits à certains, et à introduire de vraies mesures discriminatoires vis-à-vis des autres", continue le libéral, qui cite les nouvelles démarches supplémentaires pour les "LVC" et l'obligation pour ces chauffeurs de travailler au minimum 20 heures par semaine. Critique également soutenue par Christophe De Beukelaer (Les Engagés) : "laissez les gens s'organiser comme ils veulent !"

"Vous restez dans le passé avec cette ordonnance. Ce texte est écrit pour le secteur des taxis (ndlr : traditionnels), mais vous oubliez les Bruxellois", enchérit Cieltje Van Achter (NVA). Autre son de cloche au PTB, pour qui "Uber sort le grand gagnant de la réforme".

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