Amine, le chauffeur LVC bruxellois campe devant Uber pour lancer un signal de détresse : "j’en ai ras le bol"

Un chauffeur sous licence LVC (Location de Voiture avec Chauffeur) bruxelloise campe depuis lundi 22h00 devant le siège d'Uber, situé boulevard Louis Schmidt à Etterbeek, au motif que sa recette n'est plus rentable.

Ro.Ma.
Amine, le chauffeur LVC bruxellois campe devant Uber pour lancer un signal de détresse : "j’en ai ras le bol"
©DR

Il a planté sa tente ce lundi à côté de l'Arsenal, devant le siège belge de l'entreprise Uber, sur le boulevard Louis Schmidt d'Etterbeek. "La nuit s'est bien passée. Mais j'en ai ras le bol : je veux me faire entendre. Je resterai jusqu'à ce que mes droits soient respectés", assure Amine, chauffeur âgé de 43 ans. Sur place, d'autres chauffeurs LVC le soutiennent de manière pacifique. Sur les pancartes, on peut lire "discrimination", "deux poids, deux mesures", "égalité = ouvrir la Flandre pour les Bruxellois"

Amine, le chauffeur LVC bruxellois campe devant Uber pour lancer un signal de détresse : "j’en ai ras le bol"
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Le chauffeur, habitant de Drogenbos mais avec licence bruxelloise, dénonce une perte d'activité ainsi qu'une "concurrence déloyale" de la part des chauffeurs avec licences flamandes et wallonnes exerçant à Bruxelles malgré l'interdiction et les saisies de véhicules. Le gréviste appelle dès lors Uber à faire preuve d'équité en adaptant ses fonctionnalités de blocage géographique. "Pourquoi les Flamands peuvent venir prendre nos clients ici ? Il faut arrêter cette situation : leur restreindre l'accès au marché bruxellois, ou alors nous permettre également de prendre des courses à l'aéroport de Zaventem."

Salarié pour un indépendant LVC, le Drogenbosois craint pour la viabilité économique de la structure. "Avec le nouveau plan taxi et la fin de la vente des licences, beaucoup arrêtent."

L'occupation n'ayant pas fait l'objet d'une autorisation, la police s'est rendue sur place pour un constat. Le bourgmestre Vincent De Wolf (MR) assure "tenir la situation à l'œil". "Pour le moment, c'est calme, donc on observe. S'il y des troubles à l'ordre public, on interviendra. Au besoin, j'irai sur place pour discuter avec eux."

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