La CGSP Police rejoint les gardiens du CHU Saint-Pierre, engagés contre la privatisation de leur service, "on va devoir intervenir toutes les dix minutes"

Syndicats de gardiennage et CGSP Police se sont invités au conseil communal de la Ville de Bruxelles dans le but d'interpeller Mohamed Ouriaghli, président du CA du CHU Saint-Pierre.

Sylvain Anciaux
La CGSP Police rejoint les gardiens du CHU Saint-Pierre, engagés contre la privatisation de leur service, "on va devoir intervenir toutes les dix minutes"
©BELGA

Dix jours après l’annonce “d’externalisation” du service de gardiennage du CHU Saint-Pierre, les syndicats et travailleurs refusent toujours le sort que leur réserve la direction de l’hôpital public.

La CGSP, la CSC et le SLFP étaient donc présents au conseil communal de Bruxelles ce lundi en fin d’après-midi, un conseil où était présent par Mohamed Ouriaghli (PS), qui préside le conseil d’administration du CHU. Les protestataires ont essayé d’imposer leur question à l’ordre du jour, mais la présidente du conseil a refusé et les a fait sortir.

“On se rend compte que la direction mène les agents en bateaux”, râle Julien Versteegh, de la CGSP ALR. “On apprend que le 19 avril, le conseil d’administration de l’hôpital décide de la privatisation, mais le 20, ils nous envoient une simulation de l’horaire pour l’accord que nous avions trouvé.” Pour rappel, syndicats et direction négociaient depuis plusieurs mois quant à la répartition des plannings les jours fériés, les week-ends et les nuits. La direction, de son côté, nie l’existence d’un accord trouvé.

La police rejoint les rangs

Les gardiens de l’hôpital comptent désormais un partenaire dans leur lutte. Et pas n’importe lequel, puisque la CGSP Police s’est jointe à leurs contestations depuis quelques heures. “Nous travaillons chaque jour avec ce service, parfois même plusieurs fois par jour, s’inquiète une représentante de la CGSP Police. Ce sont des gardiens très professionnels, qui nous appellent seulement quand ils en ont besoin et quand c’est nécessaire.”

Elle rejoint les inquiétudes des gardiens de l’hôpital quant au changement de consignes et donc d’efficacité si leur service venait à être privatisé. “Avec un service privatisé, tout peut complètement changer pour nous. D’autres hôpitaux qui travaillent avec un service de gardiennage privatisé nous appellent parfois toutes les dix minutes. Nous sommes pour continuer à travailler avec un service public. Dans certains commissariats, ce sont également des entreprises privées qui font du gardiennage et ça ne se passe jamais aussi bien.”

Gardiens et policiers annoncent que des actions en front commun élargi prendront place dans les semaines à venir pour lutter contre la décision du conseil d’administration. Une Assemblée Générale sera tenue ce mercredi de midi à 14 heures.

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