Le CORE Festival tient ses promesses pour sa première édition

40 000 festivaliers se sont rendus à la première édition du festival organisé par Tommorowland et Rock Werchter, au parc d'Osseghem

S.A.
Le CORE Festival tient ses promesses pour sa première édition
©JC GUILLAUME

Dans les trams les menant vers Laeken, Jimmy et Paola briefent Florent et Caroline sur le programme de l'après-midi. Les deux premiers viennent du Luxembourg et ont convaincu leurs amis bruxellois de prendre leurs places pour le week-end. "Au niveau du timing, c'était parfait. J'ai vu une pub sur Insta, après l'hiver, après le Covid, j'ai vu qui étaient les organisateurs et c'était une valeur sûre." De fait, le CORE festival est issu d'une collaboration entre deux grosses machines, et ça se sent. Cinq scènes, des écrans de plusieurs centaines de mètres carrés, une grosse programmation et une qualité d'écoute très agréable. "Pendant la pandémie, Tommorowland voulait faire quelque chose de nouveau, dans un parc bruxellois. On a déjà travaillé avec LiveNation (le monstre de l'évènementiel qui gère notamment Werchter, NDLR), Rock Werchter s'est occupé de la programmation, et Tommorowland du reste", explique la porte-parole de l'évènement.

Le CORE Festival tient ses promesses pour sa première édition
©JC GUILLAUME

Blocus étudiant et cashless défaillant

Un festival fin mai, voilà qui ne fait pas les affaires des étudiants, absents du parc d'Osseghem ces vendredi et samedi. Le public est composé presqu'exclusivement de jeunes trentenaires ou de jeunes travailleurs, "c'est la clientèle de Wechter et de Tommorowland qui se retrouvent, c'est cool mais on a le sentiment de devoir venir un peu mieux habillé qu'à ces festivals", remarquent Adrien, Viktor et Nathan, venus voir The Blaze. Il faut dire qu'à 70 euros la journée, 120 le week-end, l'entrée n'est pas non plus à la portée de tous, "mais je m'attendais à quelque chose de plus petit", commente Rosanna qui reste satisfaite du deal au vu de la programmation.

Quant aux consommations sur place, le système de bracelet cashless a montré quelques ratés qui ont provoqué de longues files le vendredi soir, "dommage" haussent quelques festivaliers qui auraient aimé pouvoir payer grâce à l'application de l'évènement qui, elle, était très bien conçue. Mais peu importe, "je suis si contente que les gens puissent refaire un festival à nouveau, tout est possible désormais", sourit Nela, qui se réjouit d'aller voir Jamie XX.

Le CORE Festival tient ses promesses pour sa première édition
©JC GUILLAUME


Au final, CORE festival est un vrai festival, avec une vraie identité propre. Quelques gros noms dans chaque catégorie qui ramèneront du public aux artistes à découvrir, une vraie belle identité à travers le parc d'Osseghem malgré les critiques, une offre sur place (un peu chère mais) qui ne semble pas effrayer le public ("avec le cashless, on ne sait pas trop combien on dépense, on verra bien demain"). Encore, peut-être, un petit effort pour attirer les jeunes des quartiers populaires des abords du parc, invisibles ce week-end.
Près de 20 000 "teuffeurs" le vendredi soir pour la Bruxelloise Lous and the Yakuzas, le monument du rap US Nas, ou l'enivrant Paul Kalkbrener, un petit peu plus étaient attendus samedi soir, mais l'évènement n'était pas sold-out. Pas grave, dit l'organisation qui rappelle qu'il a fallu cinq ans pour remplir Tommorowland, et fixant déjà rendez-vous pour l'année prochaine. En attendant, la saison des festivals est définitivement ouverte, et LiveNation réussit son pari en mettant la pression sur Couleur Café, qui ouvrira ses portes dans un mois...Quasiment au même endroit.

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