Un atlas participatif pour recenser les amphibiens et reptiles à Bruxelles

Natagora et Natuurpunt présentent le nouvel atlas des amphibiens et reptiles de Bruxelles, commandé par Bruxelles-Environnement.

S.A.
Un atlas participatif pour recenser les amphibiens et reptiles à Bruxelles
©Bruxelles-Environnement

Herpétofaune. Sous ce mot méconnu se cache l’ensemble de la faune constituée par les amphibiens et les reptiles. Et à Bruxelles, cet ensemble présente un “tableau contrasté”. Pas désastreux, sûrement pas optimal non plus, puisque cinq des 21 espèces sont considérées comme disparues, et que l’amphibien le plus répandu est la grenouille rieuse, importée sur le territoire, mais pas néfaste pour ses camarades indigènes (pour le moment).

“Toutes les espèces intéressantes ont disparu”

La nouvelle mouture de cet atlas est très probablement la plus complète de toutes. Et pour cause, ce sont les Bruxellois qui ont contribué à le remplir, 80 volontaires mais surtout 4 800 relevés de terrain rapportés sur herpétobru.be, un portail où tout un chacun peut y ajouter ses observations. Malgré cela, “toutes les espèces intéressantes ont disparu”, constate Alain Paquet, le responsable du projet de Natagora. Néanmoins, “nous sommes face à un tableau contrasté, explique-t-il, mais pour Bruxelles, ça reste une belle herpétofaune”. S’il note tout de même que l’on a “touché le fond”, on observe à Bruxelles le retour d’oiseaux marins et d’insectes comme la libellule, signes que l’on va vers un mieux.

Bruxelles-Environnement, qui a commandé l’atlas, a réalisé des aménagements dont l’impact est “tout à fait remarquable”, selon Alain Paquet, évoquant la remise à ciel ouvert de la Senne sur certains secteurs, comme aux abords du port de Bruxelles. “Probablement que les batraciens vont se développer et les reptiles risquent de souffrir un peu, notamment dans les zones de friche. L’impact est là, très certainement. […] Quand on met de la volonté et du budget à aménager un espace favorable, la nature revient tout de suite.”

À certains postes d’observation nocturnes, les experts ont pu recenser entre 3 000 et 4 000 crapauds communs en une nuit. Peut-être entendra-t-on, bientôt, des croassements suite à la remise à ciel ouvert de la Senne entre le parc Maximilien et Sainte-Catherine.

Pour les Bruxellois désireux de construire un environnement favorable à l’herpétofaune, Natagora conseille de creuser une petite mare sans poisson dans son jardin, d’éviter les tontes et, lorsqu’ils voient un orvet, de le signaler sur herbetopru.be

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