#balancetonbar: 50 mois de prison requis pour l'un des videurs du El Café à Ixelles

Le videur du El Café risque gros après de graves accusations d'agression sexuelle.

Rédaction
#balancetonbar: 50 mois de prison requis pour l'un des videurs du El Café à Ixelles
©Ennio Cameriere

En 2021, le #balancetonbar avait mis en lumière les nombreuses dérives et agressions sexuelles qui existent dans certains bars. Parmi eux, le El Café avait été particulièrement attaqué. Cet établissement situé à Ixelles, près de l'ULB, avait reçu les premières accusations de la part des victimes. Toutes ces accusations avaient également débouché sur plusieurs grosses manifestations à Bruxelles qui avaient parfois rassemblé 1300 personnes.

Ce mardi, c'est le procès d'un videur qui aurait attaqué une cliente qui a commencé. Les faits remontent à 2019, soit deux ans avant #Balancetonbar. Lors de la nuit du 1er au 2 mars, une femme d'une vingtaine d'années y fête l'anniversaire d'une connaissance. Elle était présente en groupe avec trois amis proches. Vers quatre heures du matin, la fête touche à sa fin. Selon elle, en se dirigeant vers les WC, elle aurait été poussée dans les toilettes par le videur en question. Il l'a menacée et l'a obligée à lui faire une fellation.

Elle est sortie de l'établissement seule. Mais en marchant, elle rencontre un SDF à qui elle raconte son histoire. Ce dernier a le très bon réflexe de lui dire d'appeler directement la police. La jeune femme s'exécute et la police arrive et prélève des échantillons de la bouche de la jeune fille. Après des examens en laboratoire, l'ADN correspond au videur du El Café.

Une version niée par l'employé du bar. Surtout, ce Belge d'origine albanaise, a changé sa version plusieurs fois. Lors de la dernière, il a expliqué qu'il avait reçu une fellation de la part de sa copine. Il l'a ensuite embrassée avant d'embrasser également la victime dans le bar ce soir-là. Le "transfert" de fluides corporels aurait eu lieu à ce moment. "Et le baiser a été fait avec consentement mutuel", précise Abelhadi Amrani, l'avocat qui défend l'accusé, et qui demande également son acquittement.

Des explications qui n'ont pas convaincu le ministère public qui requiert une peine de prison de 50 mois. À Bruxelles, Caroline Poiré, l'avocate de la victime a plaidé en expliquant les difficultés rencontrées par la victime. "Elle suit une psychothérapie et a déjà été admise deux fois en soins psychiatriques. Elle a beaucoup de mal à remettre sa vie sur les rails après ces événements."

Le verdict de cette affaire est attendu le 28 juin.

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