Masque, symptômes, 4e dose… : quelles mesures cet été à Bruxelles alors qu’Omicron y pose ses valises?

Faut-il remettre le masque dans le métro ?  Dois-je me faire injecter une 4e dose ? Où aller si j’ai besoin d’un test négatif pour partir en vacances ? L’épidémie repart-elle à la hausse ? Si vous passez une partie de l’été à Bruxelles, voici les réponses aux questions que vous pourriez vous y poser à propos du covid. 

Julien Rensonnet
Masque, symptômes, 4e dose… : quelles mesures cet été à Bruxelles alors qu’Omicron y pose ses valises?
©Belga

À Bruxelles comme partout en Belgique, les contaminations repartent à la hausse (lire ci-dessous). Pas de quoi inquiéter les autorités bruxelloises. "Et certainement pas de quoi paniquer", rassure Inge Neven, responsable du dispositif covid pour la Cocom. Suffisant cependant pour faire le point sur les mesures en place dans la capitale. Voilà donc ce que vous devez savoir si vous passez une partie de l'été à Bruxelles.

Le masque: "pas obligatoire" mais "fortement conseillé"

La Ministre de la Santé française vient de suggérer à ses concitoyens de remasquer nez et bouche dans les transports. Sans obligation ni sanction à la clef. À Bruxelles, les autorités lui emboîtent le pas. "L'obligation du masque n'est pas dans les cartons : on en reste à ce stade aux recommandations actuelles", précise le Ministre de la Santé Alain Maron (Écolo). Soit "porter un masque dans les endroits mal ventilés et très fréquentés", dont forcément les transports en commun. Voire les lieux culturels. Et d'autant plus si vous fréquentez des personnes à risque. "Ces recommandations, ça vaut la peine.Ce n'est pas juste pour rire", souligne Maron.

Quand à un hypothétique retour de l'obligation, "il serait concerté avec les autres entités si la situation en Belgique l'exige". Ce qui n'est pas le cas pour l'instant, comme le ministre fédéral Frank Vanenbroucke le confirme ce mardi 28 juin. "On est souple comme chaque fois avec le virus. Si on perd le contrôle, on pourra évoluer", reprend Maron. Notez que le masque "reste obligatoire pour tout le monde dans les pharmacies et les cabinets médicaux bruxellois".

Si on est malade ?

"Il y a des mesures de base à garder en tête", répète doctement Inge Neven. "Si on est malade, si on présente des symptômes du covid, on s'isole, on se fait tester, on porte le masque durant 3 jours encore après rétablissement et on ventile son intérieur". Des recommandations d'autant plus importantes si vous vivez avec des personnes vulnérables ou que vous en fréquentez.

Un vaccin avant de partir ?

Certains pays d'Europe ou d'Afrique du Nord exigent un test négatif, d'autres un schéma vaccinal complet. Si vous voulez vous faire tester ou vacciner avant de boucler votre valise, deux centres restent donc ouverts à Bruxelles : chaussée de Gand à Molenbeek et Pacheco à Bruxelles-Ville. Des pharmacies, maisons médicales et laboratoires privés répartissent aussi l'offre dans tout Bruxelles. Vous en retrouvez une mise à jour tout l'été sur le site coronavirus.brussels. La prise de rendez-vous reste possible dans Bruvax. "Les généralistes et maisons médicales restent importantes dans ce dispositif car ces personnes de confiance rassurent les citoyens", appuie Inge Neven. "Ils le resteront dans le futur" : grâce à cette capacité de proximité, le dispositif complet des antennes ne sera sans doute pas reconduit.

4e dose pour tous ?

"On n'a pas aucune recommandation du Conseil supérieur de la Santé en ce sens", plaide Alain Maron. "Jusqu'ici, nous ne proposons donc cette 4e dose qu'aux personnes les plus à risque. À court et moyen terme, il n'y a pas de logique à généraliser cette 4e dose aux plus jeunes. Mais ce n'est pas pour ça que ça n'arrivera jamais". Bruxelles attend aussi des vaccins plus récents et "plus adaptés aux variants" en circulation à l'été 2022.

La Cocom propose néanmoins une 4e piqûre aux immunodéprimés et aux plus de 80 ans. "Il n'y avait pas de raison de le faire plus tôt, quand plus personne n'était testé positif", explique Inge Neven. "Mais désormais, on voit que les admissions dans les hôpitaux raugmentent un peu." Cette fin du mois de juin semble donc "un moment mieux choisi" pour offrir un petit booster en plus "et être mieux protégé durant l'été".



1 test sur 5 est positif: chiffres à la hausse à Bruxelles "comme partout"

De 308 vendredi 24 juin, le taux d'incidence bruxellois est passé à 410 ce mardi 28 juin . Ce nombre de contaminations pour 100.000 habitants sur les 7 derniers jours montre que le covid est bel et bien de retour à Bruxelles. La valeur R à 1,2 en atteste, qui mesure la reproductivité du virus : elle montre que chaque personne touchée en contamine plus d'une autre. "Les chiffres sont comparables aux autres provinces belges", tempère Inge Neven, responsable du dispositif Covid de la Cocom.

On le sait, ce sont les sous-variants d'Omicron qui redressent les courbes à la hausse. "Depuis le début 2022, on sait qu'Omicron cause beaucoup d'infections. Les sous-variants BA4 et BA5 sont encore plus contagieux", opine le ministre de la Santé bruxellois Alain Maron (Écolo). Pas de quoi paniquer: "la vaccination maintient l'épidémie sous contrôle. On l'a vu au Portugal, qui a déjà connu son pic: après 3 ou 4 semaines d'infections en hausse, ça a très vite rediminué".Bien sûr, rien n'indique que la Belgique bénéficiera de la même clémence du virus."Mais on n'est pas encore très inquiet car le niveau d'hospitalisation reste faible".

12.000 tests

Ainsi, malgré 12.000 tests sur les 7 derniers jours et un taux de positivité de 20,7%, les hôpitaux bruxellois ne recensent encore "que" 162 lits occupés par des malades du covid. "Dont 50% n'ont pas été admis pour ça", nuance Inge Neven. Seuls 4% de ces lits se comptent en soins intensifs. Dans les maisons de repos, on ne panique pas non plus puisqu'aucune n'est en phase d'alerte 3, qui s'enclenche dès 10 cas sur les 7 derniers jours. "Depuis Omicron, on constate un décrochage entre contaminations et hospitalisations", répète Maron."On reste vigilants. Mais aucun expert consulté n'est très inquiet".

La Cocom observe que les contaminations les plus importantes de ces derniers jours se chiffrent "chez les personnes actives", soit les 30-60 ans.Ça pourrait changer ? "Il se pourrait que les chiffres augmentent aussi chez les jeunes vu la fin des examens", prévient Neven. Les voyages risquent aussi de peser sur Bruxelles dès l'automne. "Mais on est prêt pour raugmenter très vite nos capacités de testing et vaccination".

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