Un seul des 369 résidents “screenés” de la rue des Palais n’était pas demandeur de protection internationale

Depuis ce lundi, une tentative de “screening” est en cours au Palais des droits à Schaerbeek. Les premiers résultats démontrent que la quasi-totalité des occupants sont demandeurs d’une protection internationale.

BRUSSELS, BELGIUM - NOVEMBER 10 :  Around 300 refugees without shelter have squatted a former Finance building in the Rue des Palais. Despite their best efforts, squalid conditions with only one shower for the inhabitants prevail. Occupation pictured on NOVEMBER 10, 2022 in Brussels, Belgium, 10/11/2022 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews
Le Palais des droits à Schaerbeek ( Photo by Philip Reynaers / Photonews ©PRE

Jeudi, 369 personnes occupant le squat de la rue des Palais, à Schaerbeek avaient déjà fait l’objet d’un screening. À l’exception d’une personne, il s’agit de demandeurs de protection internationale, a affirmé vendredi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, devant le parlement bruxellois, à l’heure des questions d’actualité.

Les identifications se poursuivent aujourd’hui et se poursuivront lundi prochain. Ce ne sera qu’après que nous pourrons discuter avec le cabinet de la secrétaire d’État De Moor, la bourgmestre Jodogne et le ministre Maron de ce qui devra se passer avec les personnes éventuelles qui y résideraient encore”, a précisé le ministre-président.

Khadija Zamouri (Open VLD) a demandé au ministre de la Santé Alain Maron d’agir en raison de l’urgence médicale observée sur place. Mathias Vanden Borre (N-VA) a souligné que la situation résultait de la politique du gouvernement fédéral et de son manque de campagnes de déradicalisation et de sa réticence à organiser des retours forcés, mais aussi du gouvernement bruxellois et de son interdiction des expulsions ainsi que du subventionnement des plateformes de transmigration, qui a fait de Bruxelles la destination préférée des passeurs. Jan Busselen (PVDA) a dénoncé la lenteur à résoudre le problème, aggravant le processus de “déshumanisation”.

Les solutions possibles, qui pourront être mises en place après que les demandeurs d’asile sollicitant une protection internationale aient quitté le bâtiment, seront discutées par les cabinets concernés.

Bruss’Help est associé au comptage. Toujours d’après Rudi Vervoort, pour toutes ces personnes, plusieurs fois par semaine il y a plusieurs réunions pour rechercher des solutions d’hébergement.

Nous sommes prêts à collaborer avec Fedasil dans le cadre de ces solutions de relogement. Il ne s’agit pas qu’un espace nous plaise ou non, mais que celui-ci dispose de sanitaires, de chauffage, d’escalier de secours, etc. afin de pouvoir répondre aux exigences du SIAMU et enfin que celui-ci soit disponible pour une période suffisante”, a-t-il ajouté.

Depuis le 15 décembre jusqu’à la semaine passée, une unité mobile de la Croix Rouge était présente sur place afin d’aider les occupants du bâtiment squatté, et de les transporter, si nécessaire, vers l’hôpital pour qu’ils puissent y bénéficier d’une prise en charge adéquate.

Depuis cette semaine, ces personnes peuvent faire appel à la Croix Rouge au Refugee Medical Point situé boulevard Pachéco 42 à 1000 Bruxelles, où elles sont soumises à un screening et vaccinées. “Je souhaite qu’à terme Bruss’Help puisse coordonner les places pour les migrants sur le terrain. À cet effet, un renforcement des effectifs sera prévu. Cela sera discuté en interne par les cabinets compétents ainsi qu’au sein du conseil d’administration”, a conclu Rudi Vervoort.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be