Le Fuse peut rouvrir la nuit : Bruxelles Environnement lève les restrictions de bruit imposées mais pose d’autres conditions

L’administration régionale autorise 90 événements par an, à raison de deux maximum par semaine.

A pedestrian walks past the Fuse nightclub, in Brussels, on January 13, 2023. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP)
A pedestrian walks past the Fuse nightclub, in Brussels, on January 13, 2023. (Photo by Kenzo TRIBOUILLARD / AFP) ©AFP or licensors

Le Fuse rouvrira-t-il ? Ce mercredi, Bruxelles Environnement a levé les restrictions de bruit et d’horaire (85 décibels, jusqu’à 2h du matin) imposées au Fuse, qui a décidé de fermer ses portes le 12 janvier dernier suite à une décision de l’administration régionale lui imposant une limitation du bruit à 85 décibels et une fermeture des portes à 2h du matin. Des conditions qui ne permettaient pas à la boîte techno la plus célèbre du pays de poursuivre ses activités, actait la direction du club à l’époque.

Le Fuse pourra donc de nouveau faire du bruit la nuit. Mais moins souvent. L’administration régionale impose en effet d’autres restrictions. Ainsi, les niveaux de bruit varieront en fonction des heures et de la fréquentation ; la diffusion de son amplifié devra être limitée au rez-de-chaussée et au 1er étage mais pas au 2e étage car le permis d’environnement ne l’autorise pas. Tandis que l’établissement ne pourra ouvrir qu’à certaines heures et à certaines périodes. Soit : de 23h à 7h du matin, maximum deux jours par semaine avec un total autorisé de 90 événements par an.

Ce soir, la direction du Fuse, qui a reçu la nouvelle dans la journée d’hier n’avait pas encore décidé si ces conditions lui permettraient de rouvrir rapidement l’établissement.

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”Ces conditions ont été fixées suite à plusieurs éléments. Le Fuse compte donc déménager d’ici deux ans, les travaux acoustiques nécessaires pour respecter l’arrêté bruit ne sont, selon le Fuse, pas réalisables sans mettre en danger la stabilité du bâtiment et sa viabilité financière. Le Fuse considère la première décision de Bruxelles Environnement comme une fermeture totale, or le but poursuivi n’était pas que l’établissement ferme mais bien de réduire les niveaux sonores subis par les riverains, d’où ces adaptations”, argue Bruxelles Environnement.

Qui rappelle que cette décision “intervient alors que des discussions sont entamées depuis 2014 avec le Fuse (situé en zone d’habitation) suite à des dépassements réguliers des normes de bruit. Or l’ordonnance relative au son amplifié impose aux responsables d’établissements ouverts au public de prendre les mesures utiles pour que les bruits liés à l’exploitation ne troublent pas la tranquillité ou la santé des riverains”.

L’administration assurera un suivi du dossier : le Fuse devra lui communiquer régulièrement les niveaux de bruit enregistrés à l’intérieur comme le prévoit l’arrêté son amplifié. Par ailleurs, le Fuse a chargé un expert de faire des propositions pour le placement des enceintes afin de réduire les nuisances. Les conditions pourraient être adaptées selon les mesures prises.

Hier, les réactions politiques ont fusé. Le ministre de l’Environnement Alain Maron (Ecolo) a par ailleurs décidé de constituer une task force, pilotée par le ministre-président Rudi Vervoort dont l’objet sera de “soutenir la relocalisation du Fuse dans le centre de Bruxelles d’ici deux ans. Cette Task-force aura pour objectif de soutenir la recherche d’un lieu qui permette un fonctionnement optimal tout en minimisant les nuisances.”

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