"Selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé, NdlR) , la maltraitance des personnes âgées concernerait une personne sur six de 60 ans et plus dans le monde mais un seul cas sur 24 serait signalé", déclare la députée bruxelloise Aurélie Czekalski (MR). Partant de cet état de fait, la députée libérale s'interroge sur la situation dans la Région bruxelloise. Elle a demandé en séance plénière à Barbara Trachte (Ecolo), ministre-présidente du collège de la Commission communautaire française (Cocof) en charge notamment de la Promotion de la santé et de la famille, un compte rendu de l'activité du service d'écoute pour les personnes âgées maltraitées appelé "écoute séniors".

La ministre-présidente Ecolo Barbara Trachte a précisé que lors de la première vague du Covid, le service d'écoute avait ouvert 238 dossiers. "238 dossiers c'est l'équivalent du nombre d'appels lors d'une année normale. On a eu un doublement du nombre d'appels".

Et de poursuivre sur les causes : "Lorsqu'ils s'agissaient de personnes hébergées dans des maisons de repos et de soins, les inquiétudes concernaient la santé d'un parent, les modalités de visite et les modalités de dépistage. En ce qui concernent les personnes âgées à domicile, les appels étaient liés à la solitude, sans surprise, et au regret de la fermeture des centres de jour".

La ministre-présidente a également précisé que le service d'écoute avait enregistré une baisse d'appels depuis le mois de septembre. "La situation semble à la fois plus stable et plus claire pour les personnes âgées et leurs familles aussi bien en ce qui concerne les modalités des visites et de dépistage. Il semblerait que les actions que nous avons pu entreprendre pour bien informer entre la première et la deuxième vague ont porté leurs fruits".

"Nous travaillons de concert avec les acteurs du secteur dont Infor Home pour développer une politique de vieillissement intégrée, précise Barbara Trachte. L'objectif étant d'améliorer la qualité de vie de toutes les personnes âgées".

"Il importe d'améliorer la prise en charge des personnes concernées", réplique la députée Aurélie Czekalski. Elle rappelle notamment que le service d'écoute (02/223.13.43) n'est pas accessible tout le temps "c'est juste certaines heures et certains jours. Il y a peut-être un travail à mener d'accessibilité de ce numéro même si je sais que ce sont beaucoup de bénévoles".

Et de conclure : "les seniors méritent tout notre respect et une vie paisible et surtout d’être entourés en toute bienveillance".