Le home la Forêt, à Woluwe-Saint-Pierre, a fait faillite !

WOLUWE-SAINT-PIERRE "Vous devez être partis pour vendredi soir. Faites vos affaires."

C'est peut-être par ces mots bruts que les 42 résidents du home la Forêt ont appris la nouvelle, mardi : la faillite, pour cause de mauvaise gestion, de leur résidence privée située au 1, avenue du Putdael, à Woluwe-Saint-Pierre, à deux pas de l'avenue de Tervueren.

Inutile de préciser que, pour ces 42 personnes âgées, c'était plutôt la pagaille hier, alors qu'ils devaient commencer à remballer leurs affaires et retrouver un toit prêt à les accueillir.

Dépêché deux fois sur place jeudi, le bourgmestre, Willem Draps (MR), a pu remettre un peu de l'ordre dans l'organisation hasardeuse des gestionnaires. "La commune s'occupe du déménagement de ces personnes . Le personnel du CPAS est venu sur place pour les aider à empaqueter leurs effets personnels et mettre des véhicules à disposition" , indique le bourgmestre.

"Il s'agit de 42 résidents à reloger. Il reste encore 15 personnes ce soir. Elles seront réorientées demain" , assure encore Willem Draps qui dit que, dans l'ensemble, "ça se passe bien. Ce n'est pas une mauvaise chose que ces personnes soient réorientées vers d'autres résidences bruxelloises", a-t-il ajouté.

L'ambiance n'était effectivement pas au beau fixe avenue Putdael hier vers 17 h. Une agressivité ambiante nous a forcés à quitter les lieux. "Je suis assistante sociale ici depuis 25 ans. Je n'ai rien à vous dire" , nous a lâchés une dame, secondée d'un homme qui s'est précipité pour fermer la porte à double tour et menacer du poing les journalistes, allant même jusqu'à bousculer notre photographe...

Derrière les fenêtres du home, pratiquement toutes fermées malgré la chaleur, la désolation : chambres en désordre, familles attablées en pleine conversation, rideaux tirés...

L'équipe de RTL-TVi a par contre pu interviewer quelques résidents sur le départ en matinée.

Certains, désemparées, regrettaient de devoir se séparer de leurs voisins de chambre ou de pallier. Un psychologue est présent pour les seconder dans cette épreuve.



© La Dernière Heure 2009