Le directeur du Logement bruxellois espère clôturer la fermeture des deux premières tours d’ici fin 2021.

En plein cœur de Bruxelles, la Cité des 5 blocs accueille 314 logements sociaux. Datant des années 60, le site laissera prochainement sa place à un projet de 210 logements sociaux et 140 logements moyens. La destruction des deux premières tours est prévue en 2022. Depuis juin, le Logement bruxellois reloge ainsi ses locataires. Au 1er janvier, les deux tours ont été vidées à 66 %.

Lionel Godrie, directeur général du Logement bruxellois, rappelle que ce n’est pas la première fois que l’agence est amenée à fermer une tour. "L’ampleur est tout autre cette fois-ci mais on a une expertise à ce niveau-là." L’opération reste toutefois un casse-tête pour le Logement bruxellois, qui doit reloger une centaine de familles en respectant les spécificités de chacune d’elles. Un système de priorité a pour cela été établi. "Les ménages ayant des urgences techniques ou médicales ont déménagé en premier. Ensuite, les deux premières tours sont prioritairement vidées. Enfin, les tours sont vidées par le haut, palier par palier."

Vingt-huit ménages ont rapidement été relogés sur le complexe rue de la Roue. "On a eu une opportunité qu’on a saisie. Pour les locataires restants, la situation est plus complexe car les logements disponibles qu’il nous reste ne leur correspondent pas forcément." La démolition des deux tours est prévue pour 2022 mais Lionel Godrie espère clôturer leur fermeture d’ici fin 2021.

Dans nos pages, les locataires des 57 logements encore occupés ont fait part de leurs inquiétudes quant à la dégradation de leurs conditions de vie. Ils pointaient notamment l’insécurité engendrée par l’inoccupation des lieux. "Les bâtiments sont à moitié vides. Ça attire les squatteurs qui laissent de nombreux déchets derrière eux." Face à la critique, le directeur du Logement bruxellois affirme faire son possible pour limiter désagréments. "Depuis le 9 décembre, une équipe de deux maîtres-chiens et un garde de sécurité circulent dans la zone."

Conscient que cette mesure ne permet pas à elle seule d’éviter des présences malvenues dans les deux blocs, Lionel Godrie annonce envisager d’y installer une occupation temporaire. "Travailler avec des artistes et associations locales permettrait d’apporter une bonne occupation aux locaux d’ici au début des travaux." Une possibilité qui n’est encore qu’une idée et ne se concrétiserait pas avant la fin de l’année.

Pour ce qui est de la propreté et du bon fonctionnement des installations, Lionel Gondrie prévoit des travaux de maintenance et de sécurisation dans les 5 blocs en attendant le début du chantier. Dans les trois tours de la deuxième phase, les portes palières seront remplacées et les installations de gaz et d’électricité mises en conformité. "C’est un projet d’envergure mais je me refuse à ce qu’il y ait la moindre casse sociale. Nous sommes tout à fait conscients que ce sont des conditions difficiles pour nos locataires et nous essayons de les accompagner au mieux."