71 % d’entre eux utilisent leur voiture pour se rendre au travail.

L’an dernier, 74 500 résidents bruxellois travaillaient en dehors du territoire régional, a déclaré cette semaine la ministre en charge de la Mobilité Elke Van de Brandt (Groen) en réponse à une question de la députée libérale Anne-Charlotte d’Ursel. "Selon l’enquête sur les forces de travail (EFT), sans compter les résidents bruxellois travaillant à l’étranger, 74 500 résidents bruxellois ont travaillé en dehors de la Région de Bruxelles-Capitale en 2018, à savoir 51 000 en Flandre et 23 500 en Wallonie", a précisé la ministre.

C’est légèrement moins qu’en 2017 mais cela s’explique par un changement de méthodologie opéré par Statbel. "Entre 1999 et 2018, la tendance est donc à une hausse relative de la navette sortante. En valeur absolue, la navette entrante reste bien supérieure, avec un rapport de cinq contre un."

La très grande majorité de ces Bruxellois travaillant en Flandre ou en Wallonie utilisent la voiture pour se déplacer. "Il n’y a pas eu de grande enquête sur la mobilité depuis les enquêtes nationales Mobel et Beldam sur leurs modes de déplacement", a précisé l’élue Groen.

"Bruxelles Mobilité prévoit toutefois d’en lancer une en 2020, en collaboration avec la Région flamande. Par contre, l’enquête fédérale sur les déplacements entre le domicile et le travail donne déjà une idée des parts modales de 2017 et 2018 pour les employés d’entreprises comptant plus de 100 travailleurs. L’enquête montre que la voiture reste le mode de déplacement le plus utilisé, avec 71 % et que le train arrive en deuxième place avec 14 %. Le covoiturage et la Stib obtiennent chacun 3 %, et le vélo 2 %."

Plus en détail et indépendamment du mode ou du motif des déplacements, le Brabant flamand est la province de destination la plus importante, avec près de 50 % des déplacements, surtout vers la commune de Zaventem ; environ 20 % des déplacements se font en direction du Brabant wallon, entre 5 % et 10 % vers la province de Hainaut, entre 5 % et 10 % vers Anvers et moins de 5 % vers les autres provinces.

L’occasion pour la ministre bruxelloise de rappeler que la société De Lijn prépare une réorganisation de son réseau autour de Bruxelles. "Il s’agit principalement des axes de rocades qui relient les différentes entrées de ville. Les petite et moyenne ceintures sont les principaux axes concernés par les deux navettes, mais également par le trafic interne à la Région bruxellois. Il faut y ajouter certains axes structurants où la navette sortante croise quasi exclusivement le trafic interne à la Région bruxelloise, comme la rue Belliard."