Bruxelles

Dans le croissant pauvre de Bruxelles, 78% des loyers sont plus chers que le maximum de référence introduit par le gouvernement bruxellois.

Le gouvernement a introduit la grille indicative de référence des loyers. Le but? Servir d'indication pour les bailleurs et locataires et définir le plafond obligatoire pour les locataires prétendant à l'allocation-loyer.

Le Rassemblement bruxellois pour le Droit à l'Habitat (RBDH) a testé les loyers de près de 300 logements bruxellois, afin de comparer les loyers réels avec les loyers de référence indiqués sur loyers.brussels. Les résultats démontrent que 70% des loyers réels sont supérieurs de 40% au loyer de référence maximum. 17,73% des loyers réels se situent effectivement dans la fourchette indicative et 12% sont inférieurs au loyer indicatif minimum.

Autre constat du RBDH, dans les quartiers du croissant pauvre (le long du canal) 78% des loyers sont supérieurs à celui de référence. "Ces chiffres hallucinants montrent que le marché locatif bruxellois est gravement faussé et que les ménages à faibles revenus en particulier sont victimes de loyers trop élevés", déplore le RBDH. "L'idée du gouvernement d'utiliser l'information pour convaincre le locataire et le propriétaire d'appliquer le loyer de référence ne fonctionne pas. De plus, un trop grand nombre de locataires sont exclus de l'allocation logement."

Le RBDH fait appel au futur gouvernement bruxellois. "La grille ne doit pas être purement indicative, mais doit avoir un impact réel sur les loyers."
Enfin, le collectif plaide pour la mise en place d’une commission paritaire locative, composée de représentants des locataires et des propriétaires, avec un pouvoir de décider sur le juste loyer.

© RBDH