Plusieurs centaines de personnes, à vélo pour la grande majorité, se sont retrouvées sous les arcades du parc du Cinquantenaire à l'initiative de Cycle for Freedom un peu avant 14h ce samedi. Pour unifier le mouvement, ils portaient tous un t-shirt blanc avec un dessin de mains qui accrochent des barreaux de prison et une injonction pour le moins percutante : Wake up !.

Le cortège roulant, encadré par les motos et les scooters de la police, a démarré à 14h15 pour une boucle de 10 km passant par la place Flagey le Palais de Justice et le quartier européen. Il s'est terminé à 15h40 environ au point de départ. L'arrivée au Bois de la Cambre a été finalement annulée pour ne pas ête associés au mouvement de la Boom2. Nadège et Catherine, deux copines d'une vingtaine d'années, à vélos s'élancent. "C'est la première fois que nous venons. Cela avait l'air bonne ambiance et sans risque. Nous sommes également d'accord avec la plupart des revendications. Nous voulons plus de liberté".

Jean-François se prépare également à partir avec ses deux filles Lucie 23 ans et Lisa 19 ans. "Nous sommes ici pour la même cause que tout le monde : Dire non aux restrictions sanitaires mises en place. On en a marre", confie Lucie. Lisa, sa soeur travaille en boulangerie. "En ce qui nous concerne, nous sommes restés ouverts mais je soutiens tout le secteur horeca, les restaurateurs".

Natacha et sa fille Mauritanie ne sont pas à vélo. "Nous venons de Tournai". Mauritanie, 21 ans était au Bois de la Cambre le 1er avril. Pas sa mère. "J'ai suivi de loin, raconte Natacha. Quand j'ai vu qu'il y avait un deuxième événement j'ai convaincu ma fille d'y aller. Je ne pouvais pas ne pas y être. Je viens soutenir l'horeca, les jeunes. Tous les gens lésés par la crise. Je déplore la gestion de cette crise". Les deux Tournaisiennes comptaient se rendre au Bois de la cambre après le parc du Cinquantenaire.

La particularité du défilé de Cycle for Freedom de ce samedi est la présence des restaurateurs représentés notamment par le collectif Resto Bar Bruxelles. Nous sommes plusieurs collectifs, indique Benjamin Raickman, patron du café Le Dillens. L'article 23 de la constitution belge réunit la totalité de nos revendications, il s'agit de sauvegarder nos droits fondamntaux. On ne peut pas nous interdire de travailler sans être dédomagés. On ne court pas l'argent pour l'argent mais pour nos familles. Nous sommes fermés depuis octobre et les chiffres n'ont pas bougé. Nous sommes des boucs émissiares. Nou avons le droit d'être concertés. La discussion est vtrès compliquée avec le gouvernement fédéral". Le cortège n'a pas souhaité rjoindre le Bois de la Cambre. "Nous sommes un mouvement pacifiste, familial. Depuis un an nous montrons patte blanche et nous continuons".