Plusieurs milliers de personnes, 5.000 selon la police et 15.000 aux dires des organisateurs ont rallié la capitale pour envoyer un signal clair au monde politique et soutenir le secteur de la culture pour le plus grand bonheur de ce dernier.

Vu le succès de l'appel à la mobilisation, l'action a été déplacée au Mont des Arts, alors que la place de la Monnaie était initialement envisagée. Le rassemblement a débuté vers 14h00. Malgré la pluie, de nombreuses personnes sont venues dans la capitale avec des parapluies et des pancartes de protestation. Les marches au pied du Mont des Arts et la place Albertina voisine étaient bondées de manifestants.

Parmi les slogans sur les pancartes ou parapluies, on pouvait notamment lire: "La culture est une nécessité", "pas d'avenir sans culture", "un ministre de la culture s'il vous plaît" ou "J'aime boire du vin chaud, mais j'ai besoin de culture!"


"Je vois beaucoup de parapluies, ça veut dire que le ciel pleure avec nous", s'est exclamé Stany Crets, qui a été le premier à appeler à la manifestation. "Je ne suis qu'un modeste artisan doté de bon sens, mais quelque chose m'a dit que c'était maintenant le seul bon moment pour nous de parler d'une seule voix. C'est un jeu politique et malheureusement nous sommes les victimes les plus faciles", a poursuivi l'acteur et réalisateur.

"C'est incroyablement réconfortant", a expliqué le directeur artistique du Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS), Michael De Cock. "'Ça suffit', comme cela a été dit sur le podium. On comprend que cela ne va plus et que les décisions prises ne sont pas cohérentes. Fermer seulement la culture est ridicule", a-t-il poursuvi.

L'incompréhension est grande au sein du monde culturel et la confiance dans les politiques est au plus bas. Le secteur entend voir lever les mesures prises le plus rapidement possible. "J'attends un signal politique et j'attends que quelque chose se débloque très vite. Toutes les mesures sont en place pour recevoir les personnes correctement et en toute sécurité et nous les avons mises en oeuvre lors d'une phase précédente de la pandémie", a encore souligné Michael De Cock.

La manifestation s'est conclue au terme d'une heure de discours et de performance sur une chorégraphie dirigée par Anne Teresa De Keersmaeker sur un air de Stromae.