Selon les derniers chiffres communiqués par la Cocom, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre d'infections pour 100.000 habitants, augmente significativement à Bruxelles. Il est passé à 410 ce mercredi, contre 360 une semaine plus tôt. 

"On remarque que les infections sont en nette hausse chez les moins de 40 ans, avec une réelle augmentation en particulier chez les moins de 20 ans. Le taux de positivité, soit la proportion de tests positifs par rapport à l’ensemble des dépistages effectués, tend aussi à augmenter, puisqu'il est passé de 7,3% le 10/03 à 8,4% ce mercredi", explique la Cocom dans un communiqué.

Actuellement, plus de 60 % des contaminations sont dues au variant britannique, plus contagieux. "Les autres variants sont également en augmentation à Bruxelles : nous avons compté 12 cas de variant brésilien et 1 cas de sud-africain pour le moment. 14 autres cas de variants sont en cours d'analyse afin de déterminer leur origine. Le pourcentage de foyers sur le nombre de cas positifs totaux diminue, ce qui veut dire que le virus circule davantage. Les foyers les plus nombreux se trouvent toujours dans les écoles et les entreprises, malgré l'obligation de télétravail. Nous appelons les entreprises à respecter la règle du télétravail obligatoire dans toutes les circonstances où celui-ci est possible. On voit également que les communes plus densément peuplées ont une incidence plus élevée que les communes moins peuplées", précise le communiqué.

Les hospitalisations sont également en augmentation depuis plusieurs jours, elles sont passées de 317 le 10 mars à 334 ce mardi. On remarque, par contre, que le pourcentage de personnes hospitalisées venant de maisons de repos diminue depuis quelques semaines, grâce à l'administration des 2e doses de vaccins aux résidents. "L'effet de la vaccination commence donc à se faire sentir dans cette population cible", ajoute la Cocom.

Le nombre de personnes en unités de soins intensifs est aussi en légère hausse, passant de 76 au 10 mars à 84 le mardi . Des investigations sont actuellement en cours pour déterminer le(s) facteur(s) qui expliqueraient ces augmentations en soins intensifs. La proportion de nombre de lits en unités de soins intensifs par rapport au nombre total d'hospitalisations augmente aussi par rapport aux mois précédents. Quant au nombre de décès, il reste plutôt stable avec 22 le 10 mars, contre 27 ce mercredi. Pour rappel, les hospitalisations suivent les contaminations avec 15 jours de retard.