A Saint-Josse, les services communaux sont au bord de la paralysie. En effet, le Département des Ressources humaines constate une augmentation de 40 % d'absence en moyenne pour les services de première ligne. A titre d'exemple, pour les services de nettoyage le taux grimpe à 60 %, à 50 % chez les gardiens de la paix et à 55 % pour le personnel des crèches. 
 
Les services administratifs plafonnent quant à eux à une moyenne de 16 %, vraisemblablement grâce au télétravail et au système de shift mis en place rapidement par les autorités locales. 
"Nous sommes littéralement au bord de l'asphyxie et nous essayons de trouver des solutions pour continuer à assurer les services de base à la population. Néanmoins, l'inventivité à ses limites et nous sommes sur le fil du rasoir. Comment respecter des exigences toujours plus pointues matière d'hygiène quand il ne reste que 40 % de votre personnel pour accomplir ces tâches, notamment dans les crèches ou les écoles ? Sans compter que la peur s'installe jour après jour au sein des équipes qui sont mises à mal par le virus", explique le bourgmestre Emir Kir. "A ce rythme, nous ne tiendrons plus. J'appelle de tous mes vœux à un confinement qui a déjà trop tardé." 
Le bourgmestre Emir Kir demande au fédéral de prendre ses responsabilités en mettant en place un confinement "qui est à l'heure actuelle la seule mesure capable de briser la chaîne de la propagation du virus." Par ailleurs, l'ordre du jour du prochain Collège sera consacré à l'équilibre nécessaire entre maintien des services communaux de base à la population et santé du personnel.