À Bruxelles, Woluwe-Saint-Lambert cherche à interdire les chaufferettes sur l’ensemble de son territoire communal.

À Woluwe-Saint-Lambert, les chauffages de terrasse sont interdits depuis 2012 dans le quartier de l’avenue Georges Henri, qui concentre une bonne partie des terrasses de la commune. À l’époque, les préoccupations étaient surtout architecturales. "Le règlement communal zoné d’urbanisme mis en place pour l’avenue Georges Henri et ses alentours veillait à préserver l’aspect architectural du quartier", explique l’échevine de l’Urbanisme Delphine de Valkeneer (DéFI).

Aujourd’hui, le souci esthétique s’est transformé en une ambition écologique. "Chauffer l’extérieur est un privilège qu’on ne peut plus se permettre." Pour que tous ses cafés et restaurants respectent ce principe, la majorité communale entend élargir l’interdiction à l’ensemble du territoire. "On est en train de déterminer par quel biais juridique on peut mettre ça en place afin que le règlement soit inattaquable."

Depuis la mise en place de l’interdiction, aucun P.-V. n’a été dressé malgré des contrôles réguliers. La commune mise sur l’accompagnement des restaurateurs dans ce changement. "Il faut jouer sur la prévention et prévoir des solutions alternatives à proposer au secteur, pas faire tomber l’interdiction comme ça."

L’échevine peine cependant à proposer des alternatives. "La meilleure alternative reste la couverture ou le plaid. C’est surtout un changement des mentalités qui est nécessaire. Les chaufferettes sont interdites dans de nombreuses villes. Cela n’empêche pas d’avoir une animation, même en hiver. Il ne faut pas oublier que ces systèmes sont relativement récents. Ils ont vingt ou trente ans : comment faisait-on avant ? On se débrouillait très bien sans !"