En 2017, la Région wallonne et la Région flamande ont toutes les deux adopté des textes décrétant l’étourdissement réversible dans le cadre de l’abattage prescrit par un rite religieux. La Cour de justice de l’Union européenne a été saisie par la Cour constitutionnelle belge après que plusieurs associations juive et musulmane aient introduit, en novembre 2017, un recours en annulation à l’encontre de ces deux décrets.

La décision rendue en décembre dernier confirme la possibilité pour les Etats membres d’imposer en vue de l’abattage un procédé d’étourdissement réversible et insusceptible d’entraîner la mort de l’animal. S’il convient d’attendre l’arrêt que prononcera la Cour Constitutionnelle pour en mesurer les effets directs en droit belge, la Région entend déjà se pencher sur ses conséquences.

"J’ai invité les représentants des cultes concernés afin de discuter au mois de mars, de cette question de l’abattage avec étourdissement préalable. Je rencontrerai également fin février des représentants de la protection animale afin d’entendre toutes les parties dans ce dossier. Cette question mérite des débats sereins. Il ne s’agit pas d’opposer minorités religieuses d’une part, et association de protection animale d’autre part, si on veut pouvoir aboutir à un équilibre entre le bien-être animal et la liberté de culte", annonce Bernard Clerfayt (Défi), ministre bruxellois du Bien-être animal.