Le ministre bruxellois du Bien-être animal, Bernard Clerfayt (DéFI) n'entend "spéculer sur rien" avant l'issue de l'examen par la Cour de Justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle posée par la Cour Constitutionnelle concernant l'interdiction de l'abattage rituel d'animaux, sans étourdissement. Il s'est dit satisfait que par le dépôt de l'avis de l'avicat-général rendu public jeudi, le calendrier d'une décision de la Cour se précise. 

En Région bruxelloise, où la communauté musulmane est significativement représentée au sein de la population, il n'y a pas d'accord au sein des partenaires de majorité pour interdire l'abattage sans étourdissement, pas plus qu'il n'y en avait sous la précédente législature.

L'accord de l'actuelle majorité, qui regroupe à la fois des formations francophones (PS-Ecolo-DéFI) et flamandes (Groen-SP.A-Open VLD) ne contient aucun engagement dans ce dossier.

Selon le cabinet du ministre Clerfayt, le gouvernement Vervoort attend l'arrêt de la Cour avant d'initier un débat en son sein à ce sujet.

D'autant que la Cour de Justice n'a pas toujours suivi l'avis de l'avocat général. Ce fut notamment le cas pour le halal bio. Alors que l'avocat général ne voyait pas d'interdiction à apposer le label biologique européen "AB" sur des produits issus d'animaux ayant fait l'objet d'un abattage rituel sans étourdissement préalable, a jugé le contraire, interdisant l'apposition du label bio à de tels produits.

"Je suis satisfait, que par le dépôt de l'avis de l'avocat général, le calendrier d'une décision de la Cour de Justice Européenne se précise. En effet, plus que trois mois pour recevoir l'arrêt de la Cour. Il ne faut cependant spéculer sur rien, la Cour pourrait ne pas suivre l'avis de l'avocat général. Ni chercher à commenter le dossier avant une décision définitive de la Cour. Bien évidemment, nous suivons l'évolution de ce dossier très attentivement", a commenté pour sa part le ministre Clerfayt.