Bruxelles

Ils se sont rassemblés afin de faire entendre les difficultés que les pères et leurs enfants rencontrent après l'éclatement de leurs familles


BRUXELLES Un groupe de pères divorcés accompagné de quelques manifestantes se sont rassemblés dimanche après-midi à la place de la Monnaie à Bruxelles, à l'occasion de la Fête des pères, afin de faire entendre les difficultés qu'eux et leurs enfants rencontrent après l'éclatement de leurs familles.

Cette action était organisée par trois associations, "SOS Papa", le collectif "Vie de Pères", et "Centre des droits parentaux". Un membre de l'association française de SOS Papa et un autre de l'association suisse VEV (Verantwortungsvoll erziehende Väter und Mütter) avaient été invités par les organisateurs belges.

Des clowns distribuaient des friandises et des ballons aux passants afin de les sensibiliser de manière ludique. Ces pères divorcés dénoncent les dérives d'une judiciarisation des conflits conjugaux dont l'ingérence du pouvoir judiciaire dans la vie privée. Les organisateurs de cette action demandent que l'on cesse de diaboliser les pères impliqués dans une procédure de divorce.

"La judiciarisation des conflits ne permet pas aux parents de faire sortir leur ranc½ur et elle ne tient pas compte de l'intérêt de l'enfant. Il est donc préférable de travailler avec des psychologues que des juges", a déclaré Kerim Maamer, responsable de l'association Centre des droits parentaux.

Cette dernière se montre favorable à la création d'un tribunal de la famille.

Un accord visant la création d'une section Jeunesse et Famille au sein du Tribunal de première instance est récemment intervenu au sein d'un groupe de travail technique et doit être traduit encore en texte de loi, passer le cap du Conseil des ministres pour être approuvé enfin par la Chambre et le Sénat.

"Les juges de ce nouveau tribunal seront spécialisés et connaîtront mieux les situations vécues par les familles. Un juge de paix lui s'occupe tant des problèmes de logements et d'expulsions que des conflits ou des divorces", considère M. Maamer. Cet avis n'est pas partagé par les autres organisateurs de l'action de ce dimanche, estimant que le tribunal de la famille n'évitera pas
la judiciarisation des conflits.

© La Dernière Heure 2009