La Plateforme appelle aussi à une étude nationale pour mesurer l'étendue des violences obstétricales en Belgique et incite les prochains gouvernements à placer cette question à l'agenda politique.

Le mouvement cite une étude menée en France pendant la pandémie auprès de 2.700 femmes, selon laquelle la violence aux femmes dans les maternités s'est aggravée durant la crise. "42% des femmes ont dû porter un masque pendant leur accouchement. En outre, le port du masque est corrélé à une augmentation du pourcentage d'actes médicaux ou de complications", cite la Plateforme. Le taux de déclenchement, "acte médical lourd", a également augmenté de 7%. Or, la Belgique fait partie des pays d'Europe où les femmes sont le plus déclenchées (28% à Bruxelles et 31% en Wallonie), rappelle-t-elle.

"En Belgique, des études ont été menées auprès du personnel des maternités par une équipe de recherche de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers mais pas auprès des femmes concernées", pointe le mouvement.

La Plateforme citoyennne pour une naissance respectée ajoute que la proportion d'épisiotomies est de 20% en Région bruxelloise, 25% en Wallonie et 42% en Flandre, avec en outre "une grande disparité" derrière ces chiffres.