Le secteur demande l'arrêt de l'activité.

Dépendant directement de l'activité économique, le secteur des taxis est lui aussi quasiment à l'arrêt. "Entre 80 et 90% de notre activité à disparu", s'alarme le président de la Fédération bruxelloise du taxi Sam Bouchal. "C'est une catastrophe pour notre secteur." Certains taximen continuent de travailler, environ 20% des 1 300 taximen bruxellois, mais au ralenti. "Ils estiment devoir poursuivre leur mission de service public. C'est tout à leur honneur. Je leur tire mon chapeau." D'autres assurent encore des courses pour leurs clients réguliers.

Vendredi, le secteur des taximen bruxellois a écrit à son ministre de tutelle, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS). Autorisé en encore travailler par le SPF Economie, ce secteur ne bénéficie donc pas de la série d'aide octroyés par le Fédéral aux sociétés obligées de fermer boutique. Les independants peuvent bénéficier du droit de passerelle. Mais, c'est maximum 1 200 €. "Ce n'est pas beaucoup. Cela ne paiera pas les frais et charges fixes", poursuit Sam Bouchal.

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Dans la lettre envoyée à Rudi Vervoort, le secteur taxi demande à ce que les efforts faits pour le secteur Horeca soient également faits pour le secteur taxi. Pour l'heure, le gouvernement bruxellois a annoncé la suppression de la taxe d'exploitation pour l'année 2020. Soit 575 euros. "Ca n'est pas du tout suffisant", déplore le président de la Fédération bruxelloise du taxi. "Notre activité dépend très fortement de l'activité Horeca." Dans leur courrier, les taximen demandent au gouvernement bruxellois de faire geler leurs frais fixes. "L'économie est en hibernation, tout le reste doit être en hibernation. Nous demandons aussi que les assureurs suspendent leurs primes et que le gouvernement nous aide à convaincre les banques de suspendres les leasings et prêts sur les véhicules." Le secteur taxi demande également des gels hydroalcoolique pour leurs chauffeurs en activité.

Certains centrales ont déjà fait un geste pour leurs chauffeurs, pas toutes le même. Ainsi, Taxi Bleu supprime la cotisation mensuelle aux chauffeurs en arrêt, qui éteignent leur terminal. Taxi Verts a diminué cette cotisation de moitié, terminal allumé ou éteint... "Nous devons remplir notre rôle de service public. On veut asusmer notre charge, on ne laisse pas tomber les gens qui ont besoin de nous", conclut Sam Bouchal qui demande l'arrêt de l'activité taxis à Bruxelles. "Mais si la situation perdure, on ne sait pas comment on va faire. Nous estimons que toutes les entreprises qui font zéro chiffre d'affaires doivent être aidées de la même façon.  C'est ca la solidarité dans une période de crise comme celle-ci."

Le gouvernement bruxellois n'exclut pas de nouvelles mesures pour le secteur

Le gouvernement bruxellois est tout à fait conscient de la situation particulièrement critique dans laquelle se retrouve le secteur des taxis bruxellois. "Les demandes du secteur taxis ou LVC (Uber, etc., NDLR) relèvent de différents interlocuteurs et niveaux de pouvoir. Au niveau régional, nous avons décidé de la mesure d'exonération de la taxe régionale pour 2020. Le fédéral, avec le secteur bancaire, a également pris plusieurs mesures auxquelles ils peuvent faire appel, qu'ils soient constitués en société ou indépendants. Ces mesures sont des mesures d'urgence et nous n'excluons pas d'en prendre d'autres vu l'impact de la crise", explique-t-on au cabinet du ministre-président Rudi Vervoort. Les chauffeurs Uber peuvent quant à eux bénéficier des mesures économiques lancées par le gouvernement Fédéral, dont le chômage économique pour un mois. Le gouvernement bruxellois invite "l'entreprise américaine à soutenir ses chauffeurs au-delà de cette période".