Bruxelles Ses parents dénoncent le harcèlement subi par Adam depuis plusieurs mois à l’école néerlandophone De Bron, à Saint-Gilles.

Lundi après-midi, quand la grand-mère d’Adam est venue le chercher à son école, l’établissement néerlandophone De Bron à Saint-Gilles, elle n’a pas reconnu son petit-fils. Habituellement super-actif et joyeux, Adam était muet et tout penaud.

Victime de harcèlement scolaire depuis plusieurs mois, le garçon de sixième primaire a eu son coup de grâce lundi midi dans la cour de récréation. Alors qu’il jouait tranquillement, trois élèves de la même année l’ont ligoté à un poteau à l’aide d’une corde à sauter, avant de le dénuder et de le frapper au visage ainsi que dans les parties génitales. Choqués, ses parents dénoncent les pratiques de ces jeunes et ont porté plainte à la police.

"Ce n’est pas normal que ça se passe dans une cour de récréation où il y a des éducateurs. Durant tout le temps de midi, personne n’a réagi", déplore Chaima, la mère d’Adam. Et son fils de continuer "Tous les élèves étaient autour de moi à regarder ce qu’il se passait."

Alors qu’Adam était ligoté au poteau, deux amis ont tenté de le défendre mais sans succès. Ils ont finalement prévenu les éducateurs. "Deux profs ont dû détacher mon fils avec des ciseaux, tellement les élèves avaient serré la corde à sauter. Ensuite, personne ne m’a appelée. Adam était tellement choqué qu’il a vomi dans les toilettes pendant l’après-midi. On lui a juste donné de la glace pour son poignet qui lui faisait mal. C’est tout."

Et quand Chaima a appelé la direction, on lui a répondu que ces trois élèves étaient des caïds et que ça ne les étonnait pas. "La directrice m’a dit qu’elle comprenait que je sois choquée par ce qui était arrivé à mon fils et que c’est normal que j’aille porter plainte à la police. Je le fais pour que ça n’arrive plus, ni à Adam ni à aucun autre élève."

Adam est sous certificat médical pendant au moins une semaine pour trauma psychologique. Le médecin lui a également prescrit des séances de psy pour l’aider à surmonter cette épreuve. "Il ne veut plus retourner à l’école tant que ces trois élèves y sont. Nous voulons le changer d’établissement", conclut Chaima.

Contactée, la direction de l’école primaire De Bron n’a pas souhaité réagir.