Société de crémation en voyage d’étude à Sydney. Aux frais de la princesse. Des plus éthiques ?

UCCLE Où implanter le deuxième crématorium bruxellois - dont coût estimé à 2,5 millions partiellement financés via subside ? Entre Evere, St-Josse ou Haren bat le cœur des pontes de la Société coopérative intercommunale de crémation. Dont le président, le PS Mahfoudh Romdhani, fixe la décision à “l’an prochain au plus tard”.

En attendant , ces messieurs (ce dernier - le directeur, Xavier Godart - et deux administreurs, le MR de Molenbeek, Olivier Mahy et le chef de groupe PS d’Anderlecht, Eric Tomas) s’en sont allés, semaine passée, du lundi au vendredi, au Congrès de la fédération internationale de crémation. À... Sydney !

Montant de la note, assez salée ? 12.236,92 € tout compris, c’est-à-dire les 24 heures de vol (“Pas en business !”), les hôtels, la participation au congrès, etc. Bien éthique, en une période où chacun compte ses sous ? Que dirlo et président, fût-il politique, en soient, on peut comprendre. Mais les autres ?

D’ordinaire, tout le CA est du voyage pour ce colloque mondial bisannuel, assure le président de la SCIC. “À New York, en 2005, on était six…” Au vu des budgets, le CA de juin a cependant confirmé l’idée de tournante entre administrateurs.

Un lapin sorti de sa poche de kangourou pour justifier un trip d’environ 3.000 € par tête de pipe aux frais de la princesse ? En sa qualité d’ingénieur et d’adepte de la langue de Shakespeare, Eric Tomas y avait toute sa place, selon notre interlocuteur. Ceci posé, à quoi servit le périple australien ?

À prendre le pouls des pratiques étrangères, tant point de vue architecture que matériaux ou gestion technique. “Chez nous, facturation, réservations ou cafétéria ne sont pas informatisés”, analyse Mahfoudh Romdhani. De même qu’en terme de gestion de fumée et de produits toxiques. En terme de dépense raisonnable aussi ?



© La Dernière Heure 2009