Dans la suite de l'affaire du métro Rogier, la STIB a ouvert une procédure disciplinaire visant à identifier le membre du personnel qui a fait circuler la vidéo montrant la tentative de meurtre qui s'est déroulée vendredi soir à la station Rogier, des images spectaculaires qui ont fait le tour du monde.

La personne a été identifiée : c'est un dispatcher, que la STIB a déjà décidé de suspendre, dans le cadre de cette procédure. L'affaire crée des remous et de l'émotion au sein du personnel STIB, qui fait circuler maintenant une pétition de soutien. Le dispatcher sanctionné compte trente ans de service à la STIB.

Dans la pétition, il est précisé que le dispatcher risque le licenciement. Il est précisé également que l'initiative a "uniquement" été prise par lui pour " contribuer activement à l'interpellation de l'auteur". La pétition ajoute encore que la direction de la STIB a été "beaucoup plus rapide pour suspendre l'intéressé que pour apporter un soutien au conducteur héroïque de la rame, lequel n'avait reçu lundi soir aucun appel ou soutien de la part de la STIB, alors qu'il a besoin d'une assistance psychologique d'urgence".

Contactée, Françoise Ledune, porte-parole de la STIB, n'a pas souhaité s'exprimer sur l'information relative à la procédure ouverte en cause du dispatcher. En revanche, elle réagit vivement aux informations relayées par la pétition quant à la prétendue absence de soutien du conducteur de la rame. C'est complètement faux, répond la chargée de communication. Le conducteur dont le comportement héroïque a effectivement permis d'éviter le drame vendredi soir à la station Rogier, a reçu et reçoit encore un soutien actuellement. "Il a été accompagné au moment des faits, il a été accompagné à l'hôpital par un collègue qui n'a pas pu entrer dans l'établissement à cause des mesures Covid mais l'a attendu à l'extérieur. Il est suivi par une conseillère sociale. Il a été en contact avec la direction le lendemain (samedi) matin. Il n'est pas du tout abandonné." Mme Ledune ajoute que Youssouf est très sollicité par les médias qui cherchent à le rencontrer et obtenir une interview, ce qu'il refuse. "Il ne souhaite pas s'exprimer, pour l'instant", conclut la porte-parole STIB.

Ce mardi à 15h, plus de 1.600 travailleurs de la STIB avaient déjà signé la pétition.