Soulagement place Flagey sous le chapiteau Bouglione. "On peut rejouer dans les règles" suite à la décision du Conseil d'Etat. Alexandre Bouglione avait pris la décision de maintenir son spectacle malgré les mesures du Codeco. “Depuis samedi soir on jouait illégalement”. Sans manquer de rappeler le soutien du Bourgmestre d’Ixelles avec qui il avait un accord, le gérant du cirque est surtout ému par son public “Les gens risquaient de grosses amendes en cas de contrôle mais ils venaient nous voir. Il y a une dame qui a proposé de payer 10 places pour 5 personnes juste pour nous soutenir.”

“Cet acte de résistance était beau.”

Exalté par cette “solidarité” le gérant affirme que cette “résistance” était indispensable. “Avec la jauge de 200 personnes dans le public je ne couvre pas tous les frais. Il faut jouer.” Monter en scène pour payer les artistes parfois venus de loin pour l'occasion et “qui n’ont pas joué depuis deux ans.” “C'était une aberration de fermer la culture. J’ai eu un ministre qui la veille du Codeco m’a assuré vouloir me soutenir. Le lendemain, il signait la fermeture de la culture.” Une décision qu’ Alexandre Bouglione n’a pas comprise : “Par principe, un chapiteau, c’est bien aéré ! Et on l’a bien adapté pour respecter la jauge de 200 personnes. Normalement il est prévu pour 800.” Le cirque va maintenant pouvoir poursuivre le show en toute légalité et même plus longtemps que prévu. “On devait arrêter le 9 janvier mais finalement la commune nous laisse une semaine de plus.”