Bruxelles Elle a lancé Citizen Lab en 2015 et est déjà à la tête de 15 personnes.

Une semaine de sensibilisation des jeunes filles à l’entrepreneuriat débute ce mercredi et durera jusqu’au 16 mars. Dans ce cadre, WIB (Women In Business) et Yet (Young entrepreneurs of Tomorrow) se sont associés à l’organisation 100.000 Entrepreneurs pour organiser cette semaine. En tout, 13 jeunes entrepreneures témoigneront dans des classes afin de montrer que les femmes ont leur place dans l’entrepreneuriat et pour détruire les stéréotypes.

"La Région bruxelloise est la région qui crée le plus de start-up par habitant", indique Didier Gosuin (Défi), ministre de l’Emploi. Et s’il met tout en œuvre pour que les jeunes puissent avoir leur place parmi les entrepreneurs bruxellois, les femmes restent moins bien représentées. "La proportion de femmes parmi les entrepreneurs est une des plus faibles d’Europe."

Cette semaine thématique s’attachera donc à déconstruire les stéréotypes qui veulent que les filles ne se sentent pas toujours à leur place à la tête d’une entreprise. Et cela passe par des exemples concrets et des success stories, comme celle d’Aline.

À 24 ans, elle est tombée un peu par hasard dans le monde de l’entrepreneuriat. Ce qu’elle voulait, c’était plutôt une manière de concrétiser une idée qui lui tenait à cœur, celle d’assurer le lien entre les projets des communes et leur visibilité auprès des citoyens : Citizen Lab.

En 2015, lors de sa dernière année de master en ingénieur de gestion, elle a lancé son projet avec un associé du même âge. Quelques années après, ils sont ensemble à la tête de 15 personnes dans plusieurs pays et traitent avec une soixantaine de communes. "C’était tout un processus d’apprendre à accepter à être manager, avoir confiance en mes capacités et diriger des gens plus âgés", explique-t-elle.

Elle incarne un rôle modèle que les différentes associations qui traitent avec les entrepreneurs souhaitent mettre en avant. "On considère qu’il est important de mettre en évidence des femmes qui sont des entrepreneures et qui deviennent des ambassadrices. Il faut faire passer le message qu’il n’y a pas de fatalité à ce que les hommes s’approprient l’entrepreneuriat", souligne le ministre.